Sur l’écran, plusieurs rangées de cubes représentent les immeubles d’un quartier dense. En quelques clics de souris, on modifie différents paramètres pour augmenter ou réduire la hauteur des bâtiments, élargir ou rétrécir les routes, ajouter une haie ou des arbres. Encore quelques clics, et l’outil de simulation qu’utilise Dolaana Khovalyg, directrice du Laboratoire d’ingénierie du confort intégré de l’EPFL, calcule de combien de degrés ces changements permettraient de faire baisser la température dans cette zone d’habitation.
Son laboratoire au sein du Smart Living Lab à Fribourg*, comme d’autres qui font ce genre de recherches, est de plus en plus sollicité. Après un été de vagues de chaleur extrême qui vont devenir encore plus intenses à l’avenir, la question est sur toutes les lèvres: peut-on adapter nos villes aux canicules, et comment? Avec architectes, ingénieurs et spécialistes des îlots de chaleur urbains, «Le Temps» a essayé d’imaginer des bâtiments et des villes vivables à plus de 35 degrés.


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