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Le gendarme de l’audiovisuel a attiré l’attention du service public sur l’importance de veiller au respect de la langue française, après une interview de la chanteuse Marianne James en janvier dernier sur France 2.
Passer la publicité Passer la publicitéLes faits remontent au 8 janvier 2026, dans «Télématin» sur France 2. Maya Lauqué et Damien Thévenot recevaient Philippe Corbé, directeur de l’information de France Inter, le ministre des Transports Philippe Tabarot et enfin Marianne James. La chanteuse assurait la promotion de la saison 4 de la série Face à Face.
Mais au cours de son interview, il a été noté par l’Arcom l’usage récurrent de termes d’origine anglo-saxonne. Par exemple, lorsque Marianne James évoque le casting qu’elle a passé à Londres pour le long métrage Harry Potter et la Coupe de feu, elle emploie le terme «french fries». Un peu plus tôt dans l’échange, elle évoque Maria Ulrika Von Glott, son personnage emblématique joué sur scène au comportement «bordeline». Comprenez, qui joue avec les limites de la décence et de la morale.
Pas de sanction financière
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique concède que «la langue française, comme toute langue vivante, évolue et s’enrichit d’apports extérieurs». Et reconnaît que certaines expressions d’origine anglo-saxonne figurent dans le dictionnaire de l’Académie française, à l’exemple de «show» ou encore «best-seller». Mais pour certains des dires de Marianne James dans la matinale du service public, ce n’est pas le cas.
En conséquence, l’Arcom a rendu son verdict le 10 avril 2026 et a «attiré l’attention de l’éditeur du service sur l’importance de veiller au respect de la langue française dans l’ensemble des programmes diffusés sur ses antennes, conformément à l’article 39 de son cahier des charges, qui prévoit que l’éditeur proscrit les termes étrangers à l’antenne lorsqu’ils possèdent un équivalent en français». Un rappel à l’ordre qui n’entraîne pas de sanction financière.


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