NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La justice facture les menaces, pendant que les bonnes affaires immobilières poursuivent paisiblement leur carrière.
Une bonne affaire douteuse
Yves Foulon n’est pas seulement avocat, il est aussi maire d’Arcachon, ce qui facilite la vie et les permis de construire. En tant que maire et avec la complicité du conseil municipal, il s’est accordé l’autorisation de construire un autre bâtiment sur la villa Salesse, 131 bd de la Plage, en front de mer, entre les quartiers d’Eyrac et de l’Aiguillon. Cette villa, construite en 1854 — une des plus anciennes d’Arcachon –, avait failli dans un premier temps être vendue pour 5,125 millions au groupe Pichet Immobilier avant que le promoteur se retire, car la mairie avait rappelé son droit de préemption. Peu de temps après, le maire, Yves Foulon, et son demi-frère Roger Padois avaient acquis cette villa pour 3,5 millions d’euros, via la société immobilière Mestrezat dans laquelle ils sont tous deux associés… Un premier permis de construire avait été délivré en 2021 pour une rénovation avec surélévation (ajout d’un étage) et démolition partielle.
Sacage du patrimoine
Un permis modificatif a suivi pour régulariser des démolitions plus importantes. Une bonne affaire pour les deux frères et un conflit d’intérêts évident, mais pas évident pour le Conseil d’État et la Direction régionale des Affaires culturelles auxquels l’Association de sauvegarde du site d’Arcachon s’était adressée pour annuler ces arrêtés municipaux. Ces juridictions ont estimé ces permis parfaitement légaux.
En 2025, la villa historique a été presque entièrement démolie. Les éléments remarquables du bâti — colonnettes, lambrequins et lanterneau — ont été largement détruits, malgré leur protection à la charte architecturale du plan local d’urbanisme. À la place s’élève une maison neuve moderne, avec un étage supplémentaire et une plus grande superficie.
Le maire d’Arcachon joue les Tontons flingueurs
Le 15 mars 2026, un caméraman de Vatika effectuait un reportage sur un des opposants à cette affaire immobilière, Vital Baude, élu écologiste. Yves Foulon a été filmé et enregistré en train de proférer des menaces à son adresse.
Sa diatribe manquait de la poésie d’un Michel Audiard qui, interprété par Bernard Blier, aurait élevé le ton au-dessus du trivial. Cela aurait donné :
« Aux quatre coins de Paris qu’on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile ! »
En réalité, Yves Foulon s’est exprimé plus classiquement :
« Vous êtes un fils de pute. Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir pour vous mettre une branlée. Je vais tout faire pour vous baiser et je vais trouver quelque chose. Je vais trouver dans votre vie personnelle. Si je pouvais vous enculer, je le ferais. Vous allez voir, six ans. Ça va être terrible pour vous et pour votre famille ! »
Ajoutant une touche d’hypocrisie à cette diatribe totalement sincère, Yves Foulon a ensuite porté plainte pour violation de la vie privée : son adversaire politique l’aurait énervé et poussé à l’insulte. La Justice a considéré que le reportage n’avait pas pour but de le piéger et que l’enregistrement résultait d’une pure coïncidence. Non seulement la plainte d’Yves Foulon a été classée sans suite, mais le parquet de Bordeaux a estimé que, sans aller jusqu’à une peine d’inéligibilité, ses menaces et sa violence méritaient une punition de quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende (la loi prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, n’a pas manqué de rappeler la procureure).
La Justice n’avait pas à se prononcer sur la destruction de la belle villa Salesse puisque le Conseil d’État et de la Direction régionale des Affaires culturelles l’avaient approuvée. Ne restait au tribunal correctionnel qu’à sanctionner les chefs d’inculpation suivants : « Menace de crime ou délit à l’encontre d’un élu. Violence par une personne dépositaire de l’autorité publique. Injure non publique ».
Les« affaires » peuvent être menées rondement, mais poliment
Yves Foulon, avocat, chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, maire d’Arcachon, président de la société immobilière Caro et associé de la société immobilière Mestrezat, devra désormais mettre les formes face à ses opposants lors d’ultérieures spéculations. Car nul doute que le naturel reviendra au galop. En termes désormais plus choisis, il pourra dire, comme Isidore Lechat dans Les Affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau :
« J’ai les os durs… le cuir solide… Quand on veut m’avaler… je me mets en travers… et ça ne passe pas… »


1 week_ago
101





















.jpg)






French (CA)