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Média de centre gauche critique du gouvernement islamo-nationaliste du président Recep Tayyip Erdogan, « T24 » a reçu l’ordre de fermer son site, pour 118 contenus jugés comme relevant de la propagande LGBT+. Les attaques contre la presse, constantes depuis plusieurs années, ont connu une très nette accélération depuis cet été.

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Des journalistes se réunissent pour publier une déclaration dénonçant les pressions croissantes exercées sur la presse en Turquie, en mettant en avant les arrestations, les détentions et les poursuites judiciaires visant les reporters. A Istanbul, le 29 mars 2026. Des journalistes se réunissent pour publier une déclaration dénonçant les pressions croissantes exercées sur la presse en Turquie, en mettant en avant les arrestations, les détentions et les poursuites judiciaires visant les reporters. A Istanbul, le 29 mars 2026.

La Turquie vient de franchir une nouvelle étape dans l’escalade répressive et autoritaire à laquelle se livre le pouvoir en place : mercredi 30 septembre, le tribunal pénal d’Istanbul a ordonné la fermeture du site et de tous les comptes sur les réseaux sociaux du portail d’information en ligne T24, l’un des tout derniers grands titres indépendants encore debout dans le pays.

La décision s’inscrit dans le cadre d’une opération de grande envergure, lancée par les autorités et intitulée « Ailem Güvende » (« ma famille en sécurité »), pour 118 contenus jugés comme relevant de la « propagande LGBT+ » par le ministère de la justice. Une accusation utilisée pour la première fois à cette échelle contre un média généraliste d’audience nationale et non contre des comptes militants LGBT+. Il y a à peine deux semaines, une offensive policière coordonnée dans 15 provinces, menée au nom de cette même opération, avait visé une dizaine d’associations, bars et structures de soutien aux personnes vivant avec le VIH, entraînant la garde à vue de plus d’une centaine de personnes.

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