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Cette somme doit être consacrée à trois projets énergétiques dont la construction de plusieurs centrales nucléaires, d’une centrale électrique, et d’un gazoduc en Alaska.

Le président américain, Donald Trump, et le secrétaire au commerce, Howard Lutnick, à la Maison Blanche, à Washington, le 30 septembre 2026. Le président américain, Donald Trump, et le secrétaire au commerce, Howard Lutnick, à la Maison Blanche, à Washington, le 30 septembre 2026.

Le président américain, Donald Trump, a détaillé, mercredi 30 septembre, jusqu’à 200 milliards de dollars (environ 176 milliards d’euros) d’investissements sud-coréens aux Etats-Unis, qui doivent être consacrés à trois projets énergétiques dont un gazoduc en Alaska et la construction de plusieurs centrales nucléaires.

A la fin de 2025, un accord commercial conclu entre les deux pays prévoyait notamment un plan d’investissements sud-coréens pour 350 milliards de dollars aux Etats-Unis en échange d’une réduction des droits de douane américains sur les voitures, les pièces automobiles et autres produits sud-coréens.

Sans fournir ces détails, Donald Trump a attribué mercredi l’annonce d’investissements sud-coréens à ses droits de douane, déclarant : « Grâce aux accords que mon administration a sécurisés avec la République de Corée, ils vont investir jusqu’à 200 milliards de dollars ». « En échange, j’ai réduit leurs droits de douane à 15 %. Mais ils ont payé pour obtenir cette réduction, a-t-il dit dans le bureau Ovale, entouré notamment de plusieurs de ses ministres et de dirigeants d’entreprises concernées par ces futurs investissements. Et une partie de cet argent est investie dans ce projet. »

Critiques

Le secrétaire au commerce américain, Howard Lutnick, a renchéri, précisant que la Corée du Sud allait « investir juste un peu moins de 200 milliards de dollars d’argent public dans des infrastructures énergétiques pour renforcer la domination énergétique américaine ».

Selon lui, l’enveloppe la plus importante – jusqu’à 120 milliards de dollars – est prévue pour construire « huit énormes centrales nucléaires » en Ohio, dans le Tennessee, en Caroline du Sud et dans le Kentucky.

Le projet de gazoduc a, lui, vocation à transporter le gaz extrait du nord de l’Alaska sur 1 300 kilomètres jusqu’à un port du sud de cet Etat américain, où il sera transformé en GNL (gaz naturel liquéfié) et exporté par navire vers l’Asie, son principal débouché. Le projet est soutenu depuis longtemps par le sénateur républicain Dan Sullivan, présent mercredi dans le bureau Ovale, qui est engagé dans une campagne de réélection s’annonçant serrée dans cet Etat pour les midterms de novembre. Mais ce projet d’envergure a soulevé des critiques, notamment de défenseurs de la biodiversité, et des incertitudes de réalisation liées à des problèmes de coût et des questions de faisabilité économique qui ont entravé sa progression.

Il devrait entraîner la création de 12 000 emplois pendant la construction, avec priorité donnée aux travailleurs locaux, puis jusqu’à un millier d’emplois dans la phase opérationnelle. Sa construction devrait prendre trois ans à partir du déblocage des financements, et les exportations de GNL devraient commencer deux ans après l’achèvement des travaux, selon le calendrier détaillé mercredi lors de la présentation à la Maison Blanche.

Donald Trump a, pour finir, évoqué sans moult détail la construction d’une centrale électrique de six gigawatts au Texas.

Le Monde avec AP et AFP