En 2019, dans le monde d'avant la pandémie, lorsqu'on n’avait pas encore éprouvé le manque de la musique live et de la sueur partagée, Fontaines D.C. recevait le titre – comme tant de groupes avant lui – de sauveur du rock à guitares. Il faut dire que son premier album, Dogrel, était sans rien révolutionner d'une redoutable efficacité dans sa manière de combiner urgence punk et dark wave. Sept ans plus tard, alors qu'est sorti ce vendredi Dopamine Chamber, la formation irlandaise est un des fleurons de la scène alternative, avec une dimension plus mainstream depuis le succès il y a deux ans de son quatrième album, Romance, porté par les tubes Starbuster (devenu le générique de l'excellente série Mobsquad) et Favourite.
Entre Dogrel et Dopamine Chamber, il s'est passé beaucoup de choses: une pandémie, donc, mais aussi trois albums, des écoutes en constante augmentation (10,4 millions d'auditeurs mensuels sur Spotify actuellement) mais aussi des rumeurs de séparation, suite notamment à un concert à Festi'Neuch interrompu en 2022 vingt minutes avant son terme après que le guitariste Conor Curley a violemment fracassé son instrument et quitté la scène. Problèmes d'ego inhérents au rock et au succès grandissant? On ne le saura pas, et voici donc que le quintette emmené par le chanteur Grian Chatten revient avec un nouvel effort intitulé «la chambre à dopamine», comme pour souligner l'effet euphorisant que peut avoir leur musique. Mais c'est aussi, explique l'Irlandais, pour souligner la manière dont nous cherchons des shots de dopamine instantanés via les écrans de nos téléphones.


2 hour_ago
112






















.jpg)






French (CA)