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Christophe Pinna ne reconnaît plus la Star Academy et préfère quitter le château plutôt que renier ses convictions.
Christophe Pinna : « Ce n’est pas l’éducation que j’ai envie de donner »
Invité de l’émission La Baze, animée par Sasha Elbaz, le professeur de sport de la Star Academy entre 2005 et 2008 n’a pas pris de gants.
Il imagine notamment l’arrivée de drag-queens au château pour expliquer aux élèves certaines évolutions de la société. Une perspective qui ne correspond pas à sa conception de l’éducation.
« Ce n’est pas l’éducation que j’ai envie de donner, et je l’assume », déclare-t-il.
Précision importante : Christophe Pinna évoque ici une situation hypothétique, pas un nouvel atelier officiellement annoncé par TF1. Mais le fond de sa critique est limpide. Pour lui, le rôle d’un professeur consiste à transmettre des compétences et des valeurs auxquelles il croit, pas à approuver systématiquement les orientations culturelles de la production.
Du professeur de sport à l’animateur de colonie
L’ancien champion de karaté ne s’arrête pas à la question des valeurs. Il étrille également les nouvelles méthodes d’entraînement physique.
« Il ferait mieux d’avoir le Bafa », lance-t-il à propos du professeur de sport actuel, dont il juge les exercices trop éloignés des exigences du métier de chanteur.
À son époque, Pinna travaillait la posture, la respiration, l’endurance et la discipline. Aujourd’hui, il estime que la dimension sportive a été transformée en animation récréative.
Le château aurait donc changé de programme : moins de préparation physique, davantage de divertissement. À quand l’épreuve de corde à sauter inclusive avec diplôme de participation pour tout le monde ?
Sofia Morgavi sort le manuel de la tolérance
La réaction de Sofia Morgavi, professeure de chant depuis 2024, ne s’est pas fait attendre.
Sur Instagram, elle défend une Star Academy qui célèbre « la diversité, la liberté d’expression et le respect des singularités ».
Elle ajoute : « L’ouverture d’esprit n’a jamais été une menace pour l’éducation. »
Voilà donc les deux conceptions face à face. Pinna revendique le droit de refuser certaines orientations éducatives. Morgavi défend la liberté artistique et l’inclusion. Deux positions incompatibles ? Pas nécessairement. Mais dans le grand spectacle des indignations contemporaines, la nuance fait rarement partie du programme.
Cyril Cinelu, vainqueur de la sixième saison, a également fait connaître sa déception. L’ancien élève rappelle que Pinna l’avait aidé à s’assumer durant son passage au château. Un témoignage qui complique quelque peu le portrait d’un professeur exclusivement fermé aux différences.
La Star Academy, nouvelle académie des bonnes valeurs ?
Au-delà de l’émission, cette dispute rappelle une vieille querelle : jusqu’où un programme de divertissement doit-il chercher à transmettre des messages sociétaux ?
La question n’est pas propre à TF1. Les controverses autour de la cérémonie des Jeux olympiques de Paris et de ses représentations artistiques avaient déjà montré combien ces choix pouvaient diviser.
Même constat dans les débats sur l’identité de genre et ses nouvelles recommandations institutionnelles.
Christophe Pinna ne demande pourtant pas l’interdiction des drag-queens. Il explique qu’il préfère s’effacer plutôt que participer à une émission dont il ne partage plus les orientations.
Une décision personnelle qui devrait pouvoir exister sans provoquer un championnat national de la bonne conscience.
À la Star Academy, les élèves seront jugés sur leur voix. Pour les anciens professeurs, visiblement, l’épreuve des valeurs a déjà commencé.


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