Pour la première fois réunie en France, la nouvelle exposition du musée Jacquemart-André propose d'admirer les plus grands chefs-d'œuvre de l'art baroque hispanique. "Splendeurs du baroque espagnol", en partenariat avec Europe 1, est à voir jusqu'au 2 août.
Le musée Jacquemart-André s'est associé à la Hispanic Society of America pour dévoiler toutes les diversités de l'art baroque durant le siècle d'or espagnol de 1516 à 1700. Il sera donc possible de contempler qu'au 2 août une quarantaine d'oeuvres de Gréco ou encore de Diego Vélasquez.
Hégémonie espagnole
"C'est trop vrai". La réaction du pape Innocent X devant son portrait signé Diégo Vélasquez n'est pas forcément un compliment. Nous sommes en 1650, et effectivement, sur le tableau, peint avec un réalisme confondant, l'homme d'église a l'air tellement ombrageux qu'on a la sensation qu'il devine nos péchés.
Le XVIème siècle c'est celui de la toute puissance espagnole, politique, spirituelle et culturelle. On le surnomme le siècle d'or, un art à la gloire des Habsbourg, dont la puissance coloniale s'étend des Amériques à l'Asie.
L'exposition Splendeurs du baroque met en majesté des portraits de cour peint pour assoir une puissance aristocratique, mais aussi un art religieux déclamatoire, où on ne mégote pas sur le sublime pour glorifier la dévotion spirituelle.
La magie opère encore, la maitrise du clair-obscur n'y est pas pour rien, ni le prêt de 40 des tableaux les plus emblématique du musée de la Hispanic Society of America, à New York. "L'Espagne et sa vertu, l'Espagne et sa grandeur", écrivait Victor Hugo dans sa pièce de théâtre Ruy Blas qui se déroulait dans l'Espagne du XVIIème siècle.


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