NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Le Figaro avec AFP
Le 11 juin 2026 à 04h37
Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées
L’an dernier, la plateforme de commerce en ligne la plus populaire de Corée du Sud a été victime d’une importante fuite de données, parmi lesquelles des noms, adresses e-mail, numéros de téléphone, adresses de livraison et historiques de commande.
Passer la publicité Passer la publicitéLa Corée du Sud a infligé jeudi une amende record équivalant à 350 millions d'euros au géant de l'e-commerce Coupang après une fuite de données massive, une affaire ayant suscité des tensions avec les États-Unis où l’entreprise est cotée.
Cette décision clôt une enquête de plusieurs mois visant la plus grande plateforme de vente en ligne du pays, ouverte après l’apparition en novembre d’allégations concernant une fuite massive de données - un incident devenu une source de friction entre Séoul et Washington.
«Nous avons décidé d’infliger des amendes s’élevant au total à 624,68 milliards de wons», un record dans le pays, «pour avoir enfreint les obligations de sécurité et collecté des données sans fondement juridique», a indiqué la Commission de protection des informations personnelles. L’organisme conclut que les données de plus de 37 millions d’usagers avaient été exposées «en raison de mesures de protection de base insuffisantes, notamment une mauvaise gestion des clés de signature d’authentification et des contrôles d’accès laxistes».
Tournure diplomatique
Coupang, dont le siège social mondial se situe à Seattle aux États-Unis et qui est coté à New York, est la plateforme de commerce en ligne la plus populaire de Corée du Sud, avec des millions de clients pour des produits en tous genres. La fuite de données, entre juin et novembre 2025, concernait des noms, adresses email, numéros de téléphone, adresses de livraison et historiques de commande. Informations de paiement et identifiants de connexion ont toutefois été épargnés.
L’affaire a pris une tournure diplomatique : un groupe de parlementaires américains du Parti républicain a ainsi dénoncé en avril une enquête «discriminatoire» à l’égard des entreprises américaines. En réplique, une centaine de députés sud-coréens avaient appelé les États-Unis à mettre fin à des «pressions excessives» et à stopper «toute demande ou intervention indue», dans une lettre à l’ambassadeur américain à Séoul. Ils y soulignaient que les tentatives d’«acteurs politiques extérieurs» visant à influencer une telle enquête «soulèvent de graves questions au regard des principes de l’État de droit et des normes internationales établies».
Selon la presse sud-coréenne, Washington a menacé de suspendre les pourparlers de haut niveau sur la sécurité entre les deux pays à moins que Séoul ne garantisse la sécurité juridique du président de Coupang, Kim Bom, un citoyen américain également connu sous le nom de Kim Bom-suk. Environ 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour contribuer à la défense contre la Corée du Nord, qui dispose de l’arme nucléaire. Par ailleurs, Séoul est sous la pression de Washington pour accélérer la concrétisation d’un accord conclu en octobre, qui prévoit 350 milliards de dollars d’investissements sud-coréens aux États-Unis en échange d’un abaissement des taxes douanières américaines.


5 hour_ago
60



























.jpg)






French (CA)