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L’organisation de Kénogami en fête met l'accent sur la sécurité lors de son événement qui se déroule cette fin de semaine. Pour la troisième année consécutive, le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du Saguenay accompagne les équipes du festival et leur donne des outils pour prévenir les agressions.
Selon le CALACS, une femme sur deux dit avoir été victime d’une agression ou de harcèlement dans un festival. Pour le coordonnateur de Kénogami en fête, Guillaume Beaulac, il était donc nécessaire d’agir.
Ça fait trois ans qu'on s'affilie avec le CALACS du Saguenay et également avec les travailleurs de rue du Patro de Jonquière. On collabore avec eux pour faire en sorte que justement, nos festivaliers se sentent en sécurité ici même et puissent dénoncer s'il y a des situations problématiques. Qu'ils puissent être pris en charge et qu'on puisse faire en sorte que leur séjour soit agréable, a-t-il expliqué.

Guillaume Beaulac est le coordonnateur du festival Kénogami en fête.
Photo : Radio-Canada / Justine Bertrand
La présence de ces intervenants est devenue essentielle pour certains festivaliers qui sentent que les événements grand public sont de moins en moins sécuritaires. La festivalière Jeannick Fortin se réjouit que des collaborations comme celle du CALACS et de Kénogami en fête voient le jour. Elle a souvent entendu des histoires concernant des personnes qui se sont faites droguer à leur insu dans des événements.
Moi, je fais beaucoup de festivals et j’en entends souvent parler. Ça me fait un peu peur, mais ça ne va pas m’arrêter non plus. Je trouve ça quand même intéressant qu’on se sente en sécurité de plus en plus, surtout qu’ici, c’est familial, a-t-elle souligné.
Intervenir en cas de doute
Bien que le CALACS ne fasse pas d'intervention directe pendant le festival, le centre offre de la formation aux responsables et aux bénévoles sur les bonnes pratiques à adopter avec les personnes en détresse.
Même s’il est parfois difficile d’être certain si une personne a été droguée et agressée, l’intervenante sociale responsable des luttes collectives et de la vie associative, Christine Audet, estime qu’il faut toujours agir en cas de doute.
Les drogues injectées avec une seringue disparaissent souvent très rapidement du système d’une personne.

Christine Audet est Intervenante sociale responsable des luttes collectives et de la vie associative au Centre d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (CALACS) de Saguenay.
Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa
Nous, ce qu’on dit, c’est que, parfois, c’est mieux d’intervenir même si on n’est pas certain qu’une personne vit une situation désagréable que de ne pas intervenir et de laisser une situation criminelle, violente, se produire, a expliqué Mme Audet.

Le CALACS du Saguenay soutient plusieurs événements dans la prévention d'agression et de harcèlement sexuel.
Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa
Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) du Saguenay accompagne également l’organisation du 350e anniversaire de Chicoutimi pour qu’elle puisse développer de bonnes pratiques en matière de sécurité dans les événements grand public.


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