Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Sous les égouts de Paris dorment depuis 1984 427 km de tubes de 6,5 cm que personne n’a jamais pris la peine de retirer

17 hour_ago 40

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sous le bitume parisien, entre les canalisations d’eau et les câbles électriques, dorment encore aujourd’hui des kilomètres de tubes métalliques de 6,5 centimètres de diamètre. Personne n’est jamais venu les retirer. Depuis le 30 mars 1984, 17 heures précises, ce réseau qui acheminait le courrier à travers Paris en moins d’une heure s’est tu pour de bon, laissant ses conduits à l’abandon dans les égouts de la capitale.

Ce système, c’était la poste pneumatique. Un ancêtre souterrain du mail, capable de faire transiter une lettre d’un bout à l’autre de Paris plus vite qu’un coursier à vélo aujourd’hui.

À retenir

  • Un réseau souterrain capable de faire voyager le courrier plus vite qu’un coursier à vélo
  • 427 km de tubes toujours enfouis sous Paris, invisibles et oubliés depuis quatre décennies
  • Pourquoi les autorités n’ont jamais entrepris de retirer ces vestiges de la Belle Époque

Sommaire

  1. Un courrier propulsé par air comprimé
  2. Des « petits bleus » de la Bourse aux ministères
  3. Pourquoi ces tubes n’ont jamais été retirés

Un courrier propulsé par air comprimé

L’histoire commence sous Napoléon III. Constatant que le réseau de télégraphie électrique parisien arrive à saturation, l’empereur décide de mettre en place un réseau pneumatique, sur le modèle londonien, en s’appuyant sur les travaux du chimiste Ador. Les premiers essais ont lieu en décembre 1866, sur une ligne d’un kilomètre reliant la Bourse de Paris au Grand-Hôtel du Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, la première ligne officielle, réservée aux administrations, relie les deux plus importants centres télégraphiques de la capitale, la Bourse et le poste central de la rue de Grenelle.

Le principe est simple sur le papier, prodigieux dans son exécution. On glisse sa lettre dans un curseur, cette boîte cylindrique en métal conçue pour s’encastrer exactement dans les tubes souterrains de 6,5 centimètres de diamètre. La cartouche file alors sous la chaussée, propulsée par air comprimé et par dépression, à une vitesse qui varie selon les sources entre 24 et 40 km/h. Le message arrivait généralement pris en charge par des facteurs spécialisés qui les livrent prestement à la bonne adresse, en moins d’une heure et demie entre le dépôt et la remise. À une époque où le téléphone reste un luxe rare, c’est une révolution silencieuse.

L’ingénieur Belgrand, celui-là même qui redessine le réseau d’égouts parisien à la même époque, joue un rôle clé dans cette cohabitation souterraine. À partir de 1868, les tubes furent posés dans les larges canalisations des égouts installées par Belgrand. Paris devient ainsi la première ville à superposer, sous ses rues, un réseau d’eaux usées et un réseau de communication rapide. Les huit usines qui alimentaient le système en air comprimé, à Breteuil, Forest, Valmy ou Pajol, fonctionnaient comme de véritables poumons mécaniques de la capitale.

Des « petits bleus » de la Bourse aux ministères

Le réseau reste longtemps réservé aux administrations. Avec le décret de 1879 signé par le maréchal Mac-Mahon, il s’ouvre officiellement au public et les correspondances deviennent de véritables cartes postales transportées par tube. On les surnomme les « petits bleus », en référence à la couleur du papier employé. Le succès est immédiat auprès des milieux d’affaires et de la bourgeoisie parisienne, qui trouvent là un moyen imparable de fixer un rendez-vous en quelques minutes.

L’expansion se poursuit sans relâche pendant un demi-siècle. En 1879, on compte déjà 71 km de lignes qui desservent 40 bureaux à Paris. Le réseau grimpe ensuite jusqu’à son apogée : en 1934, le réseau pneumatique parisien atteint son apogée avec une longueur de 427 km, il dessert les 130 bureaux de la capitale et distribue une dizaine de millions de correspondances par an, avec un maximum de 30 millions de messages pour l’année 1945. Une seule extension en dehors des frontières parisiennes voit le jour, vers Neuilly-sur-Seine, où réside une clientèle bourgeoise grande adepte du pneumatique, dès 1914.

Le prix de l’envoi n’a rien d’anecdotique. Le prix d’un pli revient à partir de 1957 à cinq fois le prix d’une lettre postale, alors que le rapport était resté de un à trois depuis 1902 ; ce rapport atteindra un taux de 7,8 en 1975. envoyer un pneumatique coûte de plus en plus cher à mesure que le service décline, un cercle vicieux classique pour une infrastructure vieillissante face à des concurrents moins chers.

Pourquoi ces tubes n’ont jamais été retirés

La fin du réseau ne tient pas à une panne spectaculaire, mais à une lente obsolescence technique. Dès les années 1960, la maintenance devient un gouffre. En 1966, 57 % des tubes de 80 mm sont usés, de même que 65 % des tubes de 65 mm, provoquant des incidents en cascade : on dénombre ainsi 270 « calages » de cartouches en 1970 qu’il faut aller récupérer dans les égouts. Imaginez des agents pataugeant dans les canalisations parisiennes pour repêcher une lettre coincée entre deux coudes de tube, tout ça pour un message qui aurait pu partir par télex en quelques secondes.

Le télex, justement, puis le fax, portent le coup de grâce. L’infrastructure vieillissait, les coûts de maintenance devenaient prohibitifs : le ministère des PTT annonça donc la fermeture pour le 30 mars 1984, et ce vendredi-là à 17h précises, le service s’arrêta. La bascule se fait vers des technologies plus modernes : cette fermeture coïncide avec l’ouverture quelques mois auparavant de deux nouveaux services de la poste, Postéclair, un service de télécopie publique créé fin 1983, et Postexpress, un système de livraison rapide de colis en région parisienne créé en janvier 1984. Les tubistes, ces facteurs spécialisés qui couraient dans les couloirs souterrains, sont pour la plupart reclassés dans ce nouveau service de colis.

Et les tubes, alors ? Personne n’a jugé utile de les extraire. Creuser sous une ville entière pour retirer des conduits devenus inutiles coûterait une fortune, sans aucun bénéfice pratique, l’espace qu’ils occupent étant marginal comparé aux réseaux d’eau, de gaz ou de fibre qui cohabitent déjà sous la chaussée. Des vestiges matériels dorment encore sous le bitume de la capitale, des tronçons de tubes subsistent dans les égouts, invisibles pour les millions de Parisiens qui marchent chaque jour au-dessus sans s’en douter.

Un détail amuse encore les historiens de la Poste : en 1970, une partie du réseau avait déjà basculé vers un matériau plus moderne, puisque il existait 18 km de lignes en plastique aux côtés des tubes en acier d’origine, certains posés dès les années 1860. Ces vestiges hétéroclites, acier centenaire et plastique des années Pompidou mêlés, forment aujourd’hui une capsule temporelle enfouie que même les égoutiers croisent rarement, tant les tubes pneumatiques ont fini par se fondre dans le décor technique inextricable des sous-sols parisiens.

Sources : comitehistoire.laposte.fr | comitehistoire.laposte.fr

L'équipe Sciencepost

Rédigé par L'équipe Sciencepost

Toute l’équipe de rédaction Sciencepost vous éclaire sur les découvertes et innovations qui façonnent notre monde. Espace, santé, environnement, technologies ou phénomènes étonnants : nous analysons l’actualité scientifique avec rigueur et pédagogie pour rendre la science accessible, compréhensible et passionnante au quotidien.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway