«Vous avez été condamné à mort.» Implacable, sans appel, la première phrase de Protocoles claque comme une sentence. Dans son nouveau roman, Constance Debré dissèque sans concessions le phénomène de la peine de mort aux Etats-Unis, et sa prégnance sur la société américaine. Au système clos, autosuffisant et glacial de la loi, l’autrice oppose une colère froide et venimeuse. Quelqu’un là-bas le lui a fait remarquer: Constance Debré a pour anagramme «ten decent cobras».
En tant qu’ancienne avocate pénaliste, elle ne le sait que trop bien: on ne combat pas la loi avec du pathos ou des jugements moraux. La charge ne peut provenir que d’une accumulation de faits objectifs. «La loi rend toute littérature obsolète […] Il n’y avait rien à retrancher. Il n’y avait rien à ajouter. […] Depuis deux ans je ne lisais plus que des protocoles d’exécution».


12 hour_ago
18






















.jpg)






French (CA)