Le roman Soleil vert commence par une petite description du décor, puis on vire dans le poisseux. L’auteur, Harry Harrison, parle de New York, «volé à des Indiens trop confiants par de rusés Hollandais» puis «par des Anglais belliqueux». La ville n’a cessé de croître, mais «Manhattan s’est contractée sur elle-même, se nourrissant de sa propre chair» – on verra que cette image aura une drôle de postérité.
Nous sommes en 1999, New York sue à grosses gouttes en ce mois d’août. On entre dans Soleil vert le t-shirt sale collant à la peau visqueuse. Le roman ne fait pas de compromis, on prend ou on rejette.


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