Pour être scientifiquement correct, il faut parler de déclin ou de chute brutale, plutôt que de disparition. Les chiffres sont toutefois préoccupants. Une méta-analyse de 2020 montre que l’abondance des insectes terrestres diminue d’environ 0,9% par an, ce qui représente un déclin de près de 24% sur trente ans.
En Suisse, près de 60% des espèces d’insectes étudiées sont menacées ou potentiellement menacées. Ce qui entraîne des conséquences sur le reste de l’écosystème. En milieu rural, ce déclin a entraîné une baisse de 60% des effectifs d’oiseaux insectivores depuis 1990.
Lire aussi: «L’évaporation est beaucoup trop rapide»: confrontés à la sécheresse, les professionnels du bois suisse s’entendent sur les mesures à prendreLes causes de cette chute sont multiples:
Il y a avant tout la destruction et la fragmentation de l’habitat. L’agriculture intensive et l’urbanisation grignotent les espaces naturels et sauvages. Rien qu’en Suisse, ce sont 95% des prairies sèches et 82% des zones humides qui ont disparu en un siècle.
Les insecticides et autres pesticides. Conçus pour éradiquer les ravageurs des cultures, ils empoisonnent également les espèces utiles, comme les abeilles. Ils détruisent la biodiversité des sols et s’infiltrent dans nos rivières, affectant l’ensemble de la faune aquatique.
Le réchauffement climatique et la pollution. Les cours d’eau s’assèchent et leur température monte, ce qui augmente le stress des espèces qui vivent en eau froide.
La lumière artificielle. La pollution lumineuse nocturne est un piège mortel. Elle attire et épuise les insectes nocturnes, modifie leur reproduction et réduit de 62% la pollinisation nocturne, selon une étude de l’Université de Berne.
Il faut toutefois nuancer. Nous vous invitons à voir la vidéo pour découvrir pourquoi.


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