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Les restaurateurs affirment que les terrasses restent un moteur essentiel de leur chiffre d'affaires, même six ans après que la pandémie de COVID-19 a stimulé la demande de plats à emporter et des repas à l'extérieur.
Par exemple, Matthew Senecal-Junkeer, propriétaire du Birds and the Beets Food Group à Vancouver, estime que sa terrasse lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires d'environ 20 à 30 %.
En été, on ne voit presque plus l'intérieur. Tout le monde veut être sur la terrasse, relate-t-il.
Sans la terrasse, il affirme ne pas être certain que son établissement serait encore en activité aujourd’hui.
Cependant, il souligne que les propriétaires intègrent désormais l’espace de terrasse dans le loyer, ce qui fait grimper les coûts pour les restaurateurs.
Les restaurants peuvent choisir d’aménager leurs terrasses de différentes manières : certains souhaitent créer une ambiance animée et festive, tandis que d’autres optent pour des espaces plus calmes pour leurs clients.
Des restaurants exploitent leurs terrasses depuis des années, tandis que d’autres se sont lancés plus récemment dans l'espoir de tirer parti de la demande.
Même lorsque le beau temps n’est pas au rendez-vous, M. Senecal-Junkeer explique que les consommateurs reviennent en force dès que le soleil refait son apparition.
Lorsque les terrasses ont gagné en popularité pendant la pandémie, il a expliqué que cela représentait en quelque sorte un cadeau pour tous ceux dont le bail existant prévoyait déjà un tel espace. Du moins, pendant les premières années.
Désormais, lorsque les propriétaires louent un local, ils sont en mesure de prendre en compte le potentiel offert par cette terrasse et de fixer le loyer en conséquence, a déclaré M. Senecal-Junkeer.
L’exploitation d’une terrasse entraîne également d’autres coûts. Lorsque la création d’un espace supplémentaire pour les repas en plein air implique la suppression de places de stationnement sur la voirie appartenant à une municipalité, M. Senecal-Junkeer explique que les restaurants doivent souvent compenser la perte de recettes.
Je félicite la Ville [de Vancouver]. Elle s’est engagée à ce que cette mesure soit sans incidence sur ses recettes. Nous payons tout de même environ 16 000 $ par an pour la terrasse, ce que je suis plus qu’heureux de faire, dit-il.
Les données d’OpenTable publiées en mai ont révélé que les réservations pour les repas en terrasse avaient augmenté de 24 % d’une année à l’autre au Canada. Juillet est le mois le plus prisé pour s’installer en terrasse.
Ces résultats ont été tirés des réservations en ligne pour les repas en terrasse effectuées sur la plateforme OpenTable au Canada du 1er mars 2025 au 28 février 2026.


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