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Dans cette série dystopique portée par Rebecca Ferguson, dix mille survivants d’une apocalypse mystérieuse se terrent dans les profondeurs.
Passer la publicité Passer la publicitéPetite session de rattrapage pour les fans comme les non-initiés. Canal+ diffuse, à partir de ce jeudi sur son antenne, la seconde saison d’une des séries fleuron de science-fiction d’Apple TV Silo. L’occasion de revoir la comédienne suédoise et star de Dune et de Mission : Impossible Rebecca Fergusson, dans un des registres où elle brille : celle d’une héroïne létale qui va gripper les rouages du système.
Adapté des romans de Hugh Howey, Silo dépeint un futur lointain où les survivants d’une humanité décimée se terrent dans un abri souterrain. Quel est le cataclysme qui a causé leur enfermement ? À quoi ressemblait la civilisation auparavant ? Mystère. Montrer trop de curiosité, posséder une relique des « temps anciens » ou ne plus supporter une existence confinée conduisent à la même condamnation à mort : être exilé à la surface et finir asphyxié par l’atmosphère toxique. Posant trop de questions, le personnage de Rebecca Ferguson, Juliette, subissait la peine capitale du « nettoyage ». Sauf que, sous le regard éberlué de ses congénères, qui observaient son ascension sur les écrans du silo, l’ingénieur survivait au supplice et disparaissait à l’horizon. Comment ? Que découvrait-elle ?
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Cette reprise commence quelques secondes après cette prouesse et révèle un paysage terrifiant : une montagne de cadavres menant à un autre silo abandonné dans une plaine constellée d’abris similaires. Rebecca Ferguson porte sur ses seules épaules un début de seconde saison magistral, presque entièrement muet.
Huis clos oppressant
Ce plan-séquence confirme la maîtrise du showrunner Graham Yost pour créer un huis clos oppressant. Il ouvre même sur un flash-back expliquant cette traînée de dépouilles. Au microcosme du silo 18 de la première saison, où gronde l’agitation, succèdent la solitude et la décrépitude de son jumeau, le 17, condamné par la montée des eaux. Naufragée souterraine, Juliette tombe sur un compagnon de route improbable, Solo, Robinson Crusoé du sous-sol depuis quatre décennies.
À travers cet être enfantin perclus de peurs joué par Steve Zahn, un pan d’histoire crucial se dévoile. « Juliette a basculé en mode survie intégral. Devoir compter sur quelqu’un est une révolution copernicienne terrifiante pour cette fonceuse. Elle doit apprendre à faire confiance et à s’ouvrir à un étranger qui dès qu’il prend la mouche retourne se calfeutrer dans la salle des commandes et ne communique qu’à travers une trappe. J’ai adoré cette notion de frustration. Juliette ne peut être en contrôle », savoure Rebecca Ferguson. « Juliette comprend assez vite que la version des faits de Solo pose question et qu’elle va devoir démêler le vrai des non-dits », pointe Graham Yost.
Sa fuite remet aussi en cause le fonctionnement du silo 18. Le tout-puissant administrateur, Bernard (Tim Robbins), doit déclencher une procédure redoutée, obligatoire en cas d’échec d’une « opération de nettoyage ». Alternant entre les deux silos, ces dix épisodes attisent un feu puissant et rappellent les grandes heures de Lost. Pour les plus impatients de connaître la suite, la troisième saison arrive sur Apple TV dès le 3 juillet !


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