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C’est un geste que bien des automobilistes font sans s’en rendre compte. Baisser le volume de la musique lorsque la conduite nécessite plus de concentration est un message envoyé par notre cerveau. Explications.
Florence Fournier - 22 juin 2026 à 12:15 - Temps de lecture :
Est-ce que vous aussi, au volant, vous avez tendance à baisser le volume de la musique, voire à arrêter la radio, lorsque vous vous apprêtez à faire un créneau, que vous cherchez une place de stationnement ou votre route ?
Comme l’explique le site JVTech, ce réflexe a priori banal en dit en réalité beaucoup sur notre cerveau et sa gestion de la charge cognitive.
Quand l'ouïe agit sur la vision
En effet, penser que le cerveau humain est multitâche serait une illusion. Il se « contenterait » de basculer en permanence entre plusieurs tâches complexes, ce qui lui coûte. Or, au volant, écouter une émission de radio ou une chanson constitue un stimulus qui peut se révéler handicapant au moment où notre attention doit se focaliser sur quelque chose de non routinier, comme une manoeuvre difficile.
C'est là que notre cerveau appelle à l'aide. En supprimant cette stimulation sonore que constitue la radio ou la musique, on lui permet de se focaliser sur les tâches visuelles et spatiales que l’on estime complexes.
L’Automobile magazine, qui avait interrogé à ce sujet Victoria Bayón, une spécialiste brésilienne en optimisation cérébrale, résumait ce geste ainsi : «Il n’est pas faux de dire qu’il faut baisser le volume pour mieux voir, aussi étrange que cela puisse paraître».
La musique peut aussi sauver des vies au volant
La musique, qui peut être un simple fond sonore agréable pour nous accompagner dans une tâche, est bien un stimulus pouvant encombrer inutilement le cerveau de certains automobilistes à des moments précis, plus encore s’il y a des paroles.
Mais, dans le même temps, elle pourrait aussi nous sauver la vie en voiture. En effet, une étude scientifique réalisée en 2022 pour Assurance Prévention, association regroupant 99% des assureurs français, démontre qu’écouter de la musique qu’on a choisie ou un podcast réduirait le risque de somnolence au volant.
Or assoupissement et fatigue sont, selon les chiffres de Vinci, incriminés dans 18% des accidents mortels survenus sur le réseau autoroutier entre 2018 et 2022.


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