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Par Enguerrand Bedez
Publié le 14/10/2026 à 14h15, mis à jour le 14/10/2026 à 15h18

ENTRETIEN - Alors que Navi Pillay, qui a présidé la Commission d’enquête de l’ONU sur la question palestinienne, vient de recevoir le Nobel de la paix, les mécanismes juridiques internationaux sont mobilisés à dessein pour délégitimer l’État hébreu, soutient l’avocate*.
*Sarah Scialom est avocate pénaliste spécialisée dans le droit international. Elle publie « Le Droit contre Israël. Anatomie d’une instrumentalisation » (Grasset, 288 p., 23 €).
LE FIGARO. - Navi Pillay vient d’obtenir le Nobel de la paix, peu après la parution de votre livre, qui dénonce entre autres la partialité de la commission qu’elle a présidée. Comment recevez-vous cette nouvelle ?
Sarah SCIALOM. - Avec beaucoup d’incrédulité. On pouvait espérer que le Nobel reste à l’écart des guerres d’influence autour de ce conflit. J’aurais été heureuse qu’une juriste qui défend le droit international soit distinguée. Mais on choisit une personnalité qui a dirigé une commission critiquée à de nombreuses reprises, y compris par des États d’ailleurs pas nécessairement les plus favorables à Israël. Ce n’est pas anodin d’y avoir compté un membre, Miloon Kothari, qui a parlé de « lobby juif » en évoquant les réseaux sociaux. Navi Pillay aurait pu ne rien dire ou condamner les propos…


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