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CHRONIQUE - Dans Une heure à soi (Gallimard), l’ex-patronne de France Inter raconte l’épuisement d’une femme moderne prise en étau entre sa carrière et sa maternité. Loin des slogans féministes, une méditation sensible et pascalienne sur le vide de nos existences.
Être une femme débordée, tu sais, c’est pas si facile… Pour beaucoup de femmes d’aujourd’hui, la grande promesse d’émancipation par le travail s’est soldée par une nouvelle servitude : l’injonction de réussir sa vie de mère et sa carrière, à tout prix. Dans son célèbre livre Une chambre à soi, l’écrivain Virginia Woolf expliquait que pour conquérir leur liberté créatrice, les femmes avaient besoin de conditions matérielles indépendantes. Dans son livre Une heure à soi (Gallimard), Adèle Van Reeth explore une autre dimension : celle des femmes qui, une fois l’autonomie acquise, n’arrivent plus à trouver une heure pour elles-mêmes. Hier, il fallait conquérir le droit de travailler. Aujourd’hui, faut-il reconquérir celui de s’arrêter ?
L’ex-patronne de France Inter s’est retrouvée dans la même situation que bien des mères contemporaines. Dans son foyer recomposé où vivent cinq garçons dont l’aîné a trouvé un travail et le dernier porte encore des couches - deux à elle, trois à son compagnon Raphaël Enthoven (devenu ex depuis) - règne le chaos d’une vie pleine qui ne laisse aucune place au vide.


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