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Elle peut être ciblée sur des groupes musculaires spécifiques ou « corps entier » : la cryothérapie semble avoir la cote auprès des sportifs comme de leurs encadrants, pour favoriser la récupération post-effort. Pour quels résultats ?
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 | mis à jour aujourd'hui à 18:43 - Temps de lecture :
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La cryothérapie dite « corps entier » consiste à s’immerger intégralement dans un bain froid. Elle représente une méthode de récupération très prisée des sportifs de haut-niveau, qui n’hésitent pas à se plonger dans une baignoire d’eau à environ 10-15°C voire glacée, sitôt le match ou la course (à pied, à vélo…) terminés.
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Leur objectif : éliminer plus rapidement les petits dommages musculaires occasionnés par l’effort physique prolongé.
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Sur le plan scientifique, les données sur l’efficacité de la méthode pour améliorer la récupération apparaissent plutôt mitigées. « Ce qui est établi, c’est que les bains de glace réduisent le flux sanguin vers les zones submergées, ce qui atténue les œdèmes (gonflements) », plaidaient le Pr Stéphane Perrey et le Dr Marc Julia (Université de Montpellier), dans une tribune publiée dans The Conversation en 2023.
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La cryothérapie dite « corps entier » consiste à s’immerger intégralement dans un bain froid. Elle représente une méthode de récupération très prisée des sportifs de haut-niveau, qui n’hésitent pas à se plonger dans une baignoire d’eau à environ 10-15°C voire glacée, sitôt le match ou la course (à pied, à vélo…) terminés.
Leur objectif : éliminer plus rapidement les petits dommages musculaires occasionnés par l’effort physique prolongé.
La science mitigée…
Sur le plan scientifique, les données sur l’efficacité de la méthode pour améliorer la récupération apparaissent plutôt mitigées. « Ce qui est établi, c’est que les bains de glace réduisent le flux sanguin vers les zones submergées, ce qui atténue les œdèmes (gonflements) », plaidaient le Pr Stéphane Perrey et le Dr Marc Julia (Université de Montpellier), dans une tribune publiée dans The Conversation en 2023.
Dans le cas de douleurs musculaires ou autres courbatures après un exercice au long cours, « il a été suggéré que, du fait de la vasoconstriction des vaisseaux sanguins, les lésions musculaires pourraient avoir une réponse inflammatoire plus faible, avec pour conséquence moins de douleurs musculaires ».
Une question de perceptions ?
Toutefois, il serait largement question de perceptions de la part de l’athlète (ressenti de la douleur…). Et donc de marqueurs subjectifs – sur fond d’effet placebo, comme des travaux le soulignent également – plutôt que de données objectives comme des marqueurs sanguins, par exemple.
Et pour cause, jusqu’ici de nombreux travaux réalisés sur le sujet à l’échelle des tissus, l’ont été sur… l’animal ! C’est en effet ce que rappelait le chercheur Sébastien Racinais (Université de Montpellier) et son équipe dans un examen critique de la littérature scientifique publiée en 2024 dans le British Journal of Sports Medicine.
Quelles recommandations ?
« Dans l’attente des résultats d’études menées chez l’humain », précisaient ainsi les auteurs, « la cryothérapie peut être recommandée au cours des six premières heures suivant une blessure afin de réduire la douleur (et éventuellement l’hématome) ». Et de conclure : elle doit toutefois « être utilisée avec prudence au-delà de 12 heures après la blessure, car les études animales suggèrent qu’elle pourrait interférer avec les processus de cicatrisation et de régénération des tissus ».


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