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« Accélérateurs de bronzage », « activateurs de bronzage », « préparation au bronzage » … Les produits promettant une peau hâlée sont nombreux à l’approche des vacances. Que valent-ils ? Sont-ils vraiment sans risque ?
En partenariat avec Destinaiton Santé - Hier à 17:00 - Temps de lecture :
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Le bronzage est un mécanisme de défense naturel de la peau pour se protéger des rayons UV du soleil. Comme l’explique l’Inserm, « les UVA sont associés au vieillissement de la peau et à un risque accru de cancer de la peau, comme le mélanome, tandis que les UVB causent des brûlures et sont à l’origine des coups de soleil ».
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Deux types de cellules de l’épiderme sont impliqués dans ce processus. Les kératinocytes se multiplient afin de rendre la peau plus imperméable aux rayons UV. En parallèle, les UVA pénètrent dans les couches inférieures de l’épiderme, où ils déclenchent la production de mélanine par les mélanocytes. Les pigments de mélanine, qui colorent notre peau et nos cheveux, se disséminent dans les kératinocytes formant une sorte de bouclier qui protège les cellules contre les UV. C’est aussi cela qui fonce notre peau après une exposition au soleil.
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Quand vient l’été, crèmes, huiles, compléments alimentaires… décrits comme des activateurs ou accélérateurs de bronzage peuplent les rayons des parapharmacies. Ces produits sont généralement décrits par leur fabricant comme favorisant la stimulation de la production de mélanine. Ils seraient ainsi capables d’accentuer les effets du bronzage.
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Le bronzage est un mécanisme de défense naturel de la peau pour se protéger des rayons UV du soleil. Comme l’explique l’Inserm, « les UVA sont associés au vieillissement de la peau et à un risque accru de cancer de la peau, comme le mélanome, tandis que les UVB causent des brûlures et sont à l’origine des coups de soleil ».
Deux types de cellules de l’épiderme sont impliqués dans ce processus. Les kératinocytes se multiplient afin de rendre la peau plus imperméable aux rayons UV. En parallèle, les UVA pénètrent dans les couches inférieures de l’épiderme, où ils déclenchent la production de mélanine par les mélanocytes. Les pigments de mélanine, qui colorent notre peau et nos cheveux, se disséminent dans les kératinocytes formant une sorte de bouclier qui protège les cellules contre les UV. C’est aussi cela qui fonce notre peau après une exposition au soleil.
Pas d’étude démontrant leur efficacité
Quand vient l’été, crèmes, huiles, compléments alimentaires… décrits comme des activateurs ou accélérateurs de bronzage peuplent les rayons des parapharmacies. Ces produits sont généralement décrits par leur fabricant comme favorisant la stimulation de la production de mélanine. Ils seraient ainsi capables d’accentuer les effets du bronzage. Mais, note l’Inserm, en effectuant des recherches via les moteurs spécialisés dans les études scientifiques, on « s’aperçoit en effet rapidement qu’il y a peu de données publiées par des équipes de recherche académiques pour évaluer l’efficacité et la sécurité de compléments alimentaires ou de produits topiques décrits comme ‘activateurs’ et ‘accélérateurs’ de bronzage ». Rien ou presque non plus concernant la prise de compléments alimentaires pour préparer sa peau au soleil. Ces produits ne présenteraient donc pas d’efficacité pour faciliter le bronzage et pourraient même, pour certains d’entre eux, présenter des risques.
Ainsi, en 2022, la Food and Drug Administration (FDA) émettait une note alertant contre le recours à des doses massives de la canthaxanthine présentes dans certaines gélules pour améliorer le bronzage. « Ce colorant autorisé à faible dose dans les aliments peut en effet être nocif à des niveaux élevés. Il peut être à l’origine de rétinopathies (maladies de la rétine) en se déposant sous forme de cristaux dans les yeux. Des problèmes de foie et des irritations de la peau ont également parfois été signalés », explique l’Inserm.
Autre danger mis en lumière par l’institut : « considérer que ces produits peuvent agir comme des crèmes de protection solaire et qu’ils permettraient donc de lutter contre les effets néfastes des rayons UV ». L’Institut national du Cancer ajoute : « s’ils donnent un teint hâlé, les autobronzants et les compléments alimentaires n’apportent aucune protection contre le soleil car ce sont souvent de simples colorants (carotène). De plus, certains compléments alimentaires à base de bêtacarotène, consommés à forte dose, représentent un surrisque de cancers du poumon pour les fumeurs et ex-fumeurs (et les personnes exposées à l’amiante) ».
Un bronzage « sain » n’existe pas
Si l’efficacité de ces produits n’est pas démontrée, les risques liés à une exposition prolongée au soleil sont eux bien documentés. Brûlures, vieillissement cutané, troubles oculaires, mélanome (à long terme) sont des risques avérés. « On peut ici en profiter pour rappeler quelques conseils pour profiter de l’été en toute sécurité : au-delà de l’utilisation d’une protection solaire adaptée, le port de vêtements légers couvrants, d’un chapeau et de lunettes de soleil anti-UV est recommandé, surtout pour les enfants. Il convient aussi de privilégier l’ombre et d’éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes de la journée (entre midi et 16 h) », recommande l’Inserm.
Chaque année, près de 100 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués. 80 % d’entre eux sont liés à des expositions excessives au soleil. La forme la plus agressive de ce cancer, le mélanome, a vu son incidence multipliée par 5 entre 1990 et 2023, note l’Institut national du cancer. Et alors que 78 % des Français pensent que le soleil est bon pour la santé selon une étude réalisée en 2022, il n’existe pas de bronzage “sain”. « Ce dernier constitue une agression pour la peau, signe d’une réaction qui s’enclenche contre les dommages provoqués par les UV, naturels ou artificiels. Une peau bronzée indique donc que l’ADN a subi des dommages. En plus d’augmenter le risque de cancer cutané, le bronzage favorise un vieillissement accéléré de la peau », conclut l’Inca.
À noter : les cabines d’UV artificiels augmentent considérablement les risques de cancer cutané. Les rayonnements UV artificiels sont classés cancérogènes “certains” pour l’homme par le Centre national de recherche sur le cancer (CIRC) et les cabines de bronzage sont interdites dans plusieurs pays.


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