La lymphe joue un rôle essentiel dans l’élimination de l’excès de liquide présent dans les tissus mais aussi dans nos défenses immunitaires. Lorsque sa circulation est perturbée, elle peut s’accumuler et provoquer un lymphœdème. Que peut-on faire alors pour limiter les gonflements et améliorer sa circulation lymphatique ?

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  •  il récupère l’excès de liquide présent dans les tissus et participe à la défense immunitaire.Photo Adobe Stock

    Notre corps est irrigué par le sang, mais aussi par la lymphe, qui circule dans le système lymphatique. Celui-ci remplit deux fonctions essentielles : il récupère l’excès de liquide présent dans les tissus et participe à la défense immunitaire.

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  • La lymphe provient en grande partie du liquide issu du plasma sanguin qui s’est échappé des petits vaisseaux sanguins, les capillaires. Ce liquide est ensuite récupéré par les capillaires lymphatiques et constitue alors la lymphe. Celle-ci circule à travers les vaisseaux lymphatiques, passe notamment par les ganglions, qui la filtrent, puis rejoint la circulation sanguine.Photo Adobe Stock

    La lymphe provient en grande partie du liquide issu du plasma sanguin qui s’est échappé des petits vaisseaux sanguins, les capillaires. Ce liquide est ensuite récupéré par les capillaires lymphatiques et constitue alors la lymphe. Celle-ci circule à travers les vaisseaux lymphatiques, passe notamment par les ganglions, qui la filtrent, puis rejoint la circulation sanguine.

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  •  les mouvements du corps et les contractions musculaires contribuent notamment à sa circulation.Photo Adobe Stock

    Contrairement au sang, dont la circulation est assurée par les contractions du cœur, la lymphe n’a pas de pompe centrale : les mouvements du corps et les contractions musculaires contribuent notamment à sa circulation.

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Notre corps est irrigué par le sang, mais aussi par la lymphe, qui circule dans le système lymphatique. Celui-ci remplit deux fonctions essentielles : il récupère l’excès de liquide présent dans les tissus et participe à la défense immunitaire.

La lymphe provient en grande partie du liquide issu du plasma sanguin qui s’est échappé des petits vaisseaux sanguins, les capillaires. Ce liquide est ensuite récupéré par les capillaires lymphatiques et constitue alors la lymphe. Celle-ci circule à travers les vaisseaux lymphatiques, passe notamment par les ganglions, qui la filtrent, puis rejoint la circulation sanguine.

Contrairement au sang, dont la circulation est assurée par les contractions du cœur, la lymphe n’a pas de pompe centrale : les mouvements du corps et les contractions musculaires contribuent notamment à sa circulation.

Quand la circulation lymphatique coince

Lorsque le système lymphatique ne parvient plus à drainer suffisamment la lymphe, celle-ci peut s’accumuler dans les tissus sous la peau : c’est le lymphœdème. Il est le plus souvent secondaire à une atteinte ou une obstruction du système lymphatique, par exemple après une chirurgie, un cancer, une radiothérapie, un traumatisme ou, plus rarement, une infection. Le lymphœdème est notamment fréquent après certaines chirurgies du cancer du sein, au cours desquelles des ganglions lymphatiques peuvent être retirés.

Beaucoup plus rarement, des lymphœdèmes primaires peuvent apparaître en raison d’une anomalie du développement du système lymphatique, parfois présente dès la naissance. Notons que tous les œdèmes ne sont pas des lymphœdèmes. Un gonflement peut également être lié à une insuffisance veineuse, à la chaleur, à certains médicaments ou à différentes maladies.

Un gonflement, une peau tendue, une sensation de lourdeur ou de tension dans un membre, parfois des démangeaisons, une perte de mobilité… sont autant de signes auxquels il faut rester attentif.

Que faire pour favoriser la circulation lymphatique ?

Vous êtes à risque de lymphœdème, après une chirurgie par exemple, ou en souffrez actuellement ? Certaines mesures peuvent contribuer à limiter le gonflement :

  • bouger régulièrement et éviter de rester trop longtemps immobile. En effet, les contractions musculaires contribuent à la circulation de la lymphe ;
  • maintenir un poids adapté et veiller à une alimentation équilibrée, le tissu adipeux pouvant perturber le bon fonctionnement du système lymphatique ;
  • prendre soin de sa peau, notamment en cas de lymphœdème, afin de limiter le risque d’infection : en effet, en cas de lymphœdème, le système lymphatique fonctionne moins bien et participe moins efficacement aux défenses immunitaires de la zone concernée. Une plaie peut servir de porte d’entrée aux bactéries. Elles peuvent alors provoquer une infection, qui pourrait aggraver le lymphoedème.
  • le drainage lymphatique manuel, une technique de massage doux, peut être utilisé dans la prise en charge du lymphœdème. Il doit être réalisé par un professionnel formé et n’est pas indiqué dans certaines situations, notamment en cas d’infection ou de caillot sanguin ;
  • les bandages et vêtements de compression exercent une pression sur le membre afin de limiter l’accumulation de liquide et de favoriser son déplacement ;
  • la compression pneumatique intermittente, parfois appelée pressothérapie, utilise un manchon relié à une pompe qui se gonfle et se dégonfle par cycles afin d’exercer une pression sur le membre.

Enfin, une chirurgie peut être envisagée dans certaines situations, notamment en cas d’échec des autres traitements à contrôler suffisamment le lymphœdème. Certaines interventions peuvent être prises en charge par l’Assurance maladie, selon leur indication et les conditions de leur réalisation.

À noter : le drainage lymphatique du visage est également proposé à des fins esthétiques, notamment pour réduire temporairement les gonflements. Ses bénéfices dans ce contexte sont toutefois à distinguer de ceux du drainage lymphatique utilisé pour traiter un lymphœdème.

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