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À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, le 29 septembre, la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes alerte :  les prescriptions de contraceptifs œstroprogestatifs restent inadaptées chez 40 à 60 % des femmes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :

  • À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes publie de nouveaux résultats issus de l’Observatoire national de la santé des femmes.Photo Adobe Stock

    À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes publie de nouveaux résultats issus de l’Observatoire national de la santé des femmes.

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  • Cette étude, lancée en 2021, s’appuie sur les dossiers médicaux issus des dépistages réalisés par le Bus du Cœur des Femmes. Ces dépistages concernent les risques cardiovasculaires, métaboliques et gynécologiques.Photo Adobe Stock

    Cette étude, lancée en 2021, s’appuie sur les dossiers médicaux issus des dépistages réalisés par le Bus du Cœur des Femmes. Ces dépistages concernent les risques cardiovasculaires, métaboliques et gynécologiques.

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  • Sur les quelque 14 653 dossiers médicaux ouverts par le Bus du Cœur des Femmes, 1 062 ont été étudiés (des femmes entre 15 et 55 ans dont le type de contraception était renseigné). Et selon les chiffres révélés lundi 28 septembre, pour 40,7 % des femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire, la prescription de contraception œstroprogestative (un œstrogène de synthèse et un progestatif, contraception dite combinée) était inadaptée. Si on prend en plus en compte les femmes qui présentaient des antécédents familiaux au 1er degré, alors le chiffre grimpait à 59,8 %. Des chiffres à mettre en regard des 200 femmes qui meurent quotidiennement en France d’une maladie cardiovasculaire.Photo Adobe Stock

    Sur les quelque 14 653 dossiers médicaux ouverts par le Bus du Cœur des Femmes, 1 062 ont été étudiés (des femmes entre 15 et 55 ans dont le type de contraception était renseigné). Et selon les chiffres révélés lundi 28 septembre, pour 40,7 % des femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire, la prescription de contraception œstroprogestative (un œstrogène de synthèse et un progestatif, contraception dite combinée) était inadaptée. Si on prend en plus en compte les femmes qui présentaient des antécédents familiaux au 1er degré, alors le chiffre grimpait à 59,8 %. Des chiffres à mettre en regard des 200 femmes qui meurent quotidiennement en France d’une maladie cardiovasculaire.

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À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes publie de nouveaux résultats issus de l’Observatoire national de la santé des femmes.

Cette étude, lancée en 2021, s’appuie sur les dossiers médicaux issus des dépistages réalisés par le Bus du Cœur des Femmes. Ces dépistages concernent les risques cardiovasculaires, métaboliques et gynécologiques.

« Les prescriptions inadaptées sont un enjeu de santé publique majeur »

Sur les quelque 14 653 dossiers médicaux ouverts par le Bus du Cœur des Femmes, 1 062 ont été étudiés (des femmes entre 15 et 55 ans dont le type de contraception était renseigné). Et selon les chiffres révélés lundi 28 septembre, pour 40,7 % des femmes qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire, la prescription de contraception œstroprogestative (un œstrogène de synthèse et un progestatif, contraception dite combinée) était inadaptée. Si on prend en plus en compte les femmes qui présentaient des antécédents familiaux au 1er degré, alors le chiffre grimpait à 59,8 %. Des chiffres à mettre en regard des 200 femmes qui meurent quotidiennement en France d’une maladie cardiovasculaire.

« Les données de l’Observatoire national de la santé des femmes le confirment : les prescriptions inadaptées sont un enjeu de santé publique majeur nécessitant de renforcer la formation des professionnels de santé sur les contre-indications de la contraception oestroprogestative (comprimé ou pilule, anneau vaginal, patch cutané). Il est aussi nécessaire d’informer les femmes sur les différents modes de contraception et leurs éventuelles contre-indications », souligne la Pre Geneviève Plu-Bureau, présidente du Conseil scientifique d’Agir pour le Cœur des Femmes, gynécologue et épidémiologiste à l’Hôpital Cochin-Port-Royal à Paris.

Des symptômes cardiovasculaires chez 2/3 des femmes à risque

Les facteurs de risque les plus fréquemment observés dans cette cohorte à haut risque cardiovasculaire étaient l’hypertension, les antécédents cardiovasculaires familiaux au 1er degré, la combinaison âge (35 ans) et tabac ou âge et obésité.

« En France, toutes les femmes ont la possibilité d’avoir une consultation longue remboursée par l’Assurance Maladie avec leur médecin traitant ou leur gynécologue lors de la prescription de la première contraception. C’est l’occasion de faire un point sur les éventuels facteurs de risque cardiovasculaire et rechercher les contre-indications. Ensuite, lors de chaque renouvellement, il est important de vérifier l’absence d’apparition de contre-indications cardiovasculaires », rappelle le Pr Claire Mounier-Véhier, cofondatrice d’Agir pour le Cœur des Femmes, cardiologue et médecin vasculaire au CHU de Lille.

Parmi les 15 000 dossiers épluchés, 9 femmes sur 10 présentaient au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire. Dans cette cohorte, les femmes sont âgées de 15 à 85 ans, avec un âge médian de 57 ans et un pic de participation entre 55 et 69 ans, la tranche de population prioritaire, note la fondation Agir pour le Cœur des Femmes dans son communiqué.

Par ailleurs, près de deux tiers des femmes présentaient des symptômes cardiovasculaires (palpitations, essoufflement, douleur thoracique, malaise...). Autre information sur cette cohorte, une femme sur deux cumulait en plus deux facteurs gynéco-obstétricaux (syndrome des ovaires polykystiques, endométriose...) et 6 sur 10 étaient en surpoids ou obèses.

Des facteurs de risque trop ignorés

80 % de ces femmes n’avaient aucun suivi cardiovasculaire alors que 26 % d’entre elles avaient déjà fait un accident cardiovasculaire. 40 % n’avaient pas de suivi gynécologique, essentiellement chez les moins de 25 ans et les plus de 65 ans. Et 1 femme sur 2 présentait une hypertension artérielle, alors que seule 1 sur 5 était traitée.

Des facteurs sociopsychologiques aggravaient le risque cardiovasculaire chez de nombreuses femmes. 1 sur 5 déclarait être victime de violences psychologiques ou physiques. 66 % d’entre elles rapportaient un excès de stress ou avoir été traitées pour une dépression. 42 % des femmes dépistées se trouvaient en situation de précarité alors que la vulnérabilité sociale engendre une chute du suivi gynécologique de 50 % pour les plus précaires.

« Cette nouvelle édition de l’ONSF vient illustrer une triste réalité : chaque année en France, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à mourir d’une maladie cardiovasculaire. Les raisons de cette inégalité sont clairement établies : des facteurs de risque présents et pourtant ignorés, des déficits de prise en charge, une sensibilisation », poursuit la Pre Mounier-Véhier.

Source : Fondation Agir pour le cœur des femmes

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