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Deux ans après le diagnostic et alors qu'elle a traversé le pire de la maladie, cette jeune frontalière se retrouve aux abois. Après un imbroglio administratif, la voilà privée d'indemnités.
Le Progrès - Aujourd'hui à 12:15 | mis à jour aujourd'hui à 12:46 - Temps de lecture :
Elle croyait avoir traversé le pire. Mais Ambre, bientôt 30 ans, n'en a pas fini avec les galères.
Deux ans après avoir été diagnostiquée malade d'un cancer du sein, la voilà prise à la gorge par des soucis financiers. Après un imbroglio administratif, la jeune travailleuse frontalière doit rembourser 8 000 € de trop-perçu à son employeur et travailler plus pour tenter de maintenir un salaire décent, relate Actu.
Tout avait pourtant été fait dans les règles. Passée l'épreuve de la chimiothérapie et de la radiothérapie ; passés l'épuisement, les nausées, l'angoisse, la jeune Française reprend son travail à temps partiel en Suisse. Un retour progressif à une vie normale.
Elle touche 40% de son salaire de base, complétés à 40% par des indemnités journalières versées par l'assurances de son entreprise.
Les indemnités ont discrètement cessé en juin
Le 25 août, le ciel lui tombe sur la tête lorsqu'elle apprend que les 730 jours d'indemnisation ayant été consommés, l'assureur va cesser de payer. Pire, dans les faits, il a coupé les vannes en juin dernier sans que ni elle, ni son employeur n'en soient avisés.
Trois mois pendant lesquels ce dernier a payé ces quelque 8 000 €... qu'il lui demande, désormais, de rembourser. Une dette lourde combinée à un salaire divisé de moitié du jour au lendemain. Acculée, la jeune frontalière, toujours en convalescence, a dû faire passer son temps de travail à 60% pour tenter de garder la tête hors de l'eau.
Elle a même dû renoncer à une ablation du sein suivie d'une reconstruction mammaire.
Une qualité de vie dégradée
En France, en 2023, 61 214 cancers du sein ont été diagnostiqués. Mais même si les taux de survie (87% à 5 ans, 76% à 10) laissent présager d'une vie après la maladie, elle est très souvent chamboulée. Séquelles liées aux traitements, fatigue mais aussi pertes économiques et parfois même discrimination, font hélas partie du quotidien.
Cependant, les choses progressent sur tous les fronts. Depuis 2022, par exemple, les personnes ayant survécu à un cancer peuvent souscrire à un prêt immobilier comme tout le monde, 5 ans après leur guérison.


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