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Inscrite au titre des Monuments historiques, la salle omnisports conçue dans les années 1960 souffre de fragilités. La mairie a dû restreindre l’accès au bâtiment en attendant d’éventuels travaux.
Passer la publicité Passer la publicitéLa Soucoupe en panne. Disque de béton chaviré inauguré en 1970, dans le centre de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le palais omnisports aux airs d’ovni architectural accuse son âge. Un diagnostic de la structure, engagé en début d’année, a révélé l’état préoccupant de ce monument historique au béton usé, utilisé aussi bien pour des activités sportives que pour des concerts. De nouvelles fragilités ont ainsi été découvertes sur une partie des gradins. En attendant des travaux, la mairie de Saint-Nazaire a réduit la capacité d’accueil de la Soucoupe à 768 places. Soit un peu plus de la moitié des 1200 places auxquelles était déjà restreint l’édifice depuis trois ans.
Pour les activités sportives et scolaires, la nouvelle jauge, plus sévère encore, est réduite à 100 personnes. Certaines activités seront délocalisées vers d’autres sites municipaux. «Les diagnostics sont toujours en cours et ils seront longs. Mais ils mettent en évidence une éventuelle malfaçon lors de la réalisation de certains gradins de la Soucoupe, la faiblesse de la profondeur des fondations et un possible mouvement de la coque lié à un manque d’aciers subissant les variations thermiques», a décrit le maire de Saint-Nazaire, David Samzun (PS), à l’occasion du dernier conseil municipal, vendredi 19 décembre.
Lourds travaux en perspective
Aucun calendrier sur les éventuels travaux de réhabilitation dont devra bénéficier la Soucoupe n’a pour l’heure été avancé. Pour David Samzun, il ne fait en revanche aucun doute que la facture de ce futur chantier risque d’être suffisamment lourde pour ne pas pouvoir être endossée par la seule ville de Saint-Nazaire. La piste de subventions de l’État pourra être envisagée, notamment via le classement de la Soucoupe aux Monuments historiques.
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La gestion du dossier n’a pas manqué d’étonner l’opposition nazairienne. «Encore une fois, le maire sortant renvoie la responsabilité à l’État. Or la première responsabilité d’un maire est claire: entretenir le patrimoine communal et empêcher sa dégradation», a fait savoir, samedi, Denis Chéreau (Horizons), candidat de la droite et du centre aux prochaines élections municipales, en accusant la municipalité de ne pas avoir assez anticipé l’usure du bâtiment.
Conçue par l’équipe d’architectes Roger Vissuzaine et René Rivière, la Soucoupe symbolisait, à son ouverture, l’achèvement de la renaissance de Saint-Nazaire, une vingtaine d’années après la destruction à peu près complète de la cité portuaire lors de la Seconde Guerre mondiale. D’une franche silhouette futuriste, le monument pouvait accueillir, à l’origine, jusqu’à 3500 personnes. Le bâtiment avait déjà fait l’objet d’importants travaux de toiture achevés en 2018. Il a été inscrit en 2019 au titre des Monuments historiques.


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