NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Ce samedi, le Maroc célèbre la deuxième édition de sa toute nouvelle fête nationale : la Fête de l'Unité. Il y a un an exactement, à l'occasion du renouvellement du mandat de l'opération de maintien de la paix de l'ONU au Sahara Occidental, la Minurso, le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2797, prenait en effet pour la toute première fois parti pour le Maroc en faisant du Plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara Occidental la base des négociations à venir.
Le Maroc, soutenu par l'administration Trump, et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, se disputent depuis 1975 la région du Sahara Occidental qui appartient à la liste des territoires non-autonomes des Nations Unies dont la décolonisation n'est pas achevée. Aujourd'hui, alors que va être adoptée une nouvelle résolution, le Maroc semble ne pas avoir réussi à concrétiser l'avantage acquis l'an dernier.
Trois cycles de négociations
En début d'année trois cycles de négociations directes ont été organisés, par l'ONU et les États-Unis, entre le Maroc le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie, pour la première fois depuis sept ans. "Ces cycles ont […] donné lieu à un débat sur les questions de l'autodétermination et de la souveraineté du territoire contesté, qui restent les points les plus litigieux dans la recherche d'une solution mutuellement acceptable, reconnaît le Secrétaire Général des Nations Unies dans son rapport annuel, le premier octobre. Compte tenu des divergences importantes, les Coprésidents ont décidé que ces questions devraient être examinées individuellement avec chacune des parties afin de trouver des solutions possibles." Fin des négociations multipartites directes et retour à la case départ ?
Législatives au Maroc : derrière les promesses, une compétition sous contrôle : "C'est l'argent qui fera la différence"De fait, le Polisario reste partie prenante des négociations, or il est vent debout contre l'offensive diplomatique menée par le Maroc depuis que ce dernier a obtenu le soutien des États-Unis de Donald Trump en 2020. La France, l'Espagne, l'Allemagne et d'autres pays ont affirmé ou appuyé leur soutien au Plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara Occidental. Les récentes avancées du Maroc, jusqu'à la résolution de l'an dernier, ne sont donc pas le fruit du moindre rapprochement avec le Polisario. Dès lors, tant que la résolution du conflit reposera sur les négociations avec le Polisario, il semble que le Maroc ne puisse avoir le dernier mot.
"Pas beaucoup plus près d'une solution"
Dans sa "Proposition en faveur d'une solution politique mutuellement acceptable garantissant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental et rétablissant la paix et la stabilité régionales" remise en 2025, le Front Polisario insiste. D'une part, il est le seul représentant légitime du peuple Sahraoui. D'autre part, il "est fermement convaincu que consulter le peuple sahraoui au moyen d'un référendum libre et équitable […] est la seule voie démocratique, légitime et viable […]." De fait, le référendum est la mission première de la Minurso dont le mandat est renouvelé chaque année depuis 1991. Pourtant, faute de parvenir à en définir les modalités, il a été abandonné, dès les années 2000, par les Nations Unies, au profit d'une résolution du conflit négociée, entre les parties.
Au Maroc, la coalition sortante conserve la main dans un vote dominé par l'abstention"Je pense que le Maroc a remporté beaucoup de victoires ces dernières années, mais que, concernant le Sahara Occidental, nous ne sommes pas beaucoup plus près d'une solution concrète que par le passé. Le référendum semble impossible à réaliser. Les points de blocage initiaux sont toujours là. On peut imaginer que le blocage perdure interminablement", analyse Michel Liegeois, président de l'Institut des sciences politiques Louvain-Europe.
Dans ce contexte, le projet du Maroc est simple : faire sauter les deux verrous que représentent le Polisario et le référendum. Dans le "draft zero" de la résolution 2026 des Nations Unies sur le Sahara Occidental qui a fuité dans la presse marocaine, les États-Unis, désormais alliés offensifs du Maroc et chargés de rédiger la résolution, prient "l'Envoyé personnel de consulter un large éventail de composantes et d'interlocuteurs sahraouis, y compris en dehors des parties à la négociation, sur le Territoire, dans les camps de réfugiés et dans la diaspora. "Si l'ONU adoptait cette résolution, elle permettrait au Maroc de contourner le Polisario. Les États-Unis proposent également que "la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) [soit] rebaptisée Mission des Nations Unies pour le Sahara occidental (MINUSO)." Exit le référendum.
Maroc : entre la clameur des stades et la colère de la rueCette proposition de résolution a été discutée et amendée par les membres du Conseil de Sécurité mais elle montre clairement la stratégie du Maroc qui continue à avancer, seul, en dépit du blocage des négociations avec le Polisario. Le Conseil de sécurité va-t-il le suivre ?
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


1 day_ago
72



























.jpg)






French (CA)