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Et à la fin, c'est souvent Ryanair qui gagne. Engagée depuis des mois dans un bras de fer avec les autorités belges, la compagnie aérienne a tapé un gros coup ce mardi. Dans son style peu élégant, le patron de Ryanair, Michael O'Leary a ainsi confirmé ce qu'il avait annoncé depuis longtemps. Il va sensiblement réduire la voilure en Belgique. En cause, une hausse de la taxe d'embarquement, voulue par l'Arizona et qui agace le milliardaire irlandais au plus haut point.
Ryanair, qui fait la pluie et le beau temps à Charleroi, pensait aussi pouvoir faire sa loi rue de la Loi à Bruxelles. Mais les Irlandais ont fait connaissance avec la N-VA de Bart De Wever et de Jan Jambon – désormais insultés régulièrement par les différents patrons de Ryanair – peu sensibles au futur de l'aéroport wallon.
Le CEO de Ryanair n'était pas au courant d'une mesure majeure à Charleroi : "Je n'attends rien de plus de la part de tels incompétents en Belgique"Ryanair, vainqueur aux points
Peut-on reprocher à l'Arizona de ne pas avoir plié face au chantage de Ryanair ? Non. Mais la compagnie low cost ressort tout de même gagnante de ce match de boxe. Pas un K.O., mais une victoire aux points. Il suffit de compter. Avant même d'appliquer leurs menaces, les Irlandais avaient ainsi obtenu le retrait de la taxe de trois euros de la Ville de Charleroi et un rabais d'autant sur la taxe fédérale. Rappelons ainsi que cette dernière était passée à sept euros au lieu des dix initialement prévus, suite à un important lobbying du gouvernement wallon.
Bref, la cacophonie a régné du côté des autorités belges et Ryanair en a largement profité.
Voici les vingt destinations que Ryanair va supprimer cet hiver en Belgique : "La plus forte hausse des prix de l'histoire"Car dans une négociation, comme dans le ciel, l'important est de pouvoir garder le cap. Ce qu'a fait Ryanair en restant dans sa logique. Une stratégie qui permet de maintenir une pression constante sur les autorités belges. Si cette taxe n'est pas retirée intégralement, la compagnie continuera d'enlever des avions de Belgique. "On n'est plus dans le bluff", peuvent désormais affirmer les Irlandais.
Notons que ce passage à l'acte est d'autant plus facile à réaliser pour Michael O'Leary que le contexte économique l'y invite. L'hiver s'annonce très dur pour les compagnies aériennes en Europe et la tendance est de toute façon à une réduction des routes dans les airs.
Le vrai test pourrait venir l'été prochain. Si Ryanair confirme son désengagement de la Belgique, il y aura alors un vrai souci à se faire pour l'aéroport de Charleroi et les milliers de personnes qui y travaillent.
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