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Neuf choses à savoir sur le gouvernement St-Pierre Plamondon

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Le premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, a dévoilé mercredi son Conseil des ministres. Voici ce qu’il faut savoir au sujet du nouveau gouvernement du Québec.

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Un régime minceur

Le nouveau Conseil des ministres compte 22 personnes (en excluant le premier ministre, le whip du gouvernement et le président du caucus péquiste). « Il s’agit de la plus petite équipe de ministres en près de 20 ans », a souligné le premier ministre tout juste assermenté. Le nouveau cabinet de Paul St-Pierre Plamondon devient l’un des plus petits depuis l’époque de la Révolution tranquille.

En 2007, Jean Charest, lui aussi à la tête d’un gouvernement minoritaire, avait réuni 18 ministres dans son cabinet. En 1996, Lucien Bouchard avait 21 titulaires de postes. Jacques Parizeau avait nommé 19 ministres en 1994. Les gouvernements caquistes n’avaient jamais eu moins de 26 ministres.

Tout juste en zone paritaire… ou pas

Le nouveau Conseil exécutif, dans sa définition habituelle, compte 9 femmes et 13 hommes : cela le place à l’entrée de la zone paritaire, avec une représentation féminine à hauteur de 40 %. En tenant compte de la présence de M. St-Pierre Plamondon, cette proportion passe à 39 %.

À noter : deux femmes (Anne Nguyen et Camille Pellerin-Forget) et un homme (Sébastien D’Astous) sont des ministres délégués et relèvent donc d’un ministre titulaire. En les excluant du calcul, et sans tenir compte de la présence du premier ministre, on peut conclure que 31 % des ministres en titre sont des femmes.

Des super ministres

Catherine Gentilcore et Marie-Karlynn Laflamme héritent d’une longue liste de ministères… et de tâches. La première devient vice-première ministre, ministre de l’Immigration et de l’Intégration, ministre responsable de l’Accession du Québec à l’Indépendance et leader parlementaire du gouvernement. La seconde a été nommée ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés et ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Mme Gentilcore devra notamment réduire les seuils d’immigration et préparer le rendez-vous référendaire. Quant à Mme Laflamme, elle devra « décentraliser » le réseau de la santé. Au Salon rouge, son chef n’a pas répété mercredi sa promesse, faite en campagne puis reformulée, d’abolir Santé Québec.

L’opposition pour représenter la Capitale-Nationale ?

En route vers sa toute première réunion du Conseil des ministres, M. St-Pierre Plamondon a annoncé qu’il étudiait deux options pour bien entendre les préoccupations des citoyens de la région de la capitale nationale, où son parti ne compte aucun élu. « On a un ministre responsable de la Capitale-Nationale, mais on veut en faire plus », a-t-il dit. Le ministre en question, Nicolas Girard, représente la circonscription de Repentigny.

Le premier ministre dit étudier deux options : demander à des députés du Parti conservateur et de Québec solidaire de représenter les intérêts de la région auprès du gouvernement ou encore, créer « une instance gouvernementale pour bien représenter les intérêts de la Ville de Québec », a-t-il avancé. « Laissez-moi quelques jours, on va compléter cette réflexion-là. »

Des négociations avec les géants du Web

Au vétéran Pascal Bérubé, à qui il a confié la Culture, le premier ministre a donné la mission d’aller discuter avec les Netflix et Spotify de ce monde. « J’étais sérieux quand je disais qu’on va tenter d’aller nous-mêmes négocier et que le Québec désormais va se représenter à la matière, parce qu’on ne peut pas compter sur le fédéral », a-t-il lancé. « On va prendre toutes les ressources et on va aller négocier directement jusqu’à temps que notre culture québécoise puisse rayonner à nouveau. » M. St-Pierre Plamondon veut aussi revaloriser le rôle de Télé-Québec.

Aussi responsable de la Langue française, M. Bérubé aura aussi pour tâche d’élargir la portée de la Charte de la langue française, que le PQ a notamment promis d’étendre aux cégeps.

Des salaires gelés

Le gouvernement Plamondon souhaite que son premier projet de loi gèle le salaire des députés, des ministres et des dirigeants des sociétés d’État jusqu’au retour à l’équilibre financier. Pour rappel, les députés se sont votés en 2023 une augmentation de salaire de 30 %. Les élus péquistes, qui s’étaient opposés à la hausse, avaient, lors du précédent mandat, remis un montant équivalent à l’augmentation à des organismes communautaires. L’idée, avec ce projet de loi, est de faire en sorte que « l’exemple vienne d’en haut », dans un contexte où le PQ a promis de renouer avec l’équilibre budgétaire dès 2028-2029.

Des sommes d’urgence pour l’itinérance

M. St-Pierre Plamondon s’est lui-même donné le mandat de « faire baisser de moitié le nombre de personnes en situation d’itinérance d’ici la fin de ce mandat ». Il a annoncé que son Conseil des ministres, qui s’est réuni en soirée mercredi, comptait débloquer « des sommes d’urgence » en préparation de l’hiver. Il n’a pas chiffré le montant qui sera alloué, mais la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, qui était présente sur place, a dit avoir besoin de 20 millions de dollars.

Un an et demi pour réfléchir à l’éducation

En nommant Joël Arseneau à l’Éducation nationale, le premier ministre lui a donné le mandat de tenir des États généraux sur l’avenir de l’éducation dès le début de l’année 2027. Et pour cause : un tel exercice pourrait prendre un minimum de 18 mois, a ensuite fait savoir le ministre en mêlée de presse.

Contrairement à la Coalition avenir Québec, le PQ reconnaît l’existence d’un système scolaire à trois vitesses. « Si on veut régler des problèmes, on doit d’abord les nommer. On a nommé le problème de l’école à trois vitesses et on va s’y attaquer » dans un souci d’égalité des chances, a dit le ministre Arseneau.

Un premier ministre père de jeunes enfants

Après Lucien Bouchard en 1996, Paul St-Pierre Plamondon devient l’un des rares premiers ministres du Québec à accéder à cette fonction tout en étant père de jeunes enfants. Ses enfants Laurette, Maurice et Henri ont entre huit et trois ans.

« Je crois que les CPE, c’est vraiment un facteur de virus », a-t-il d’ailleurs lancé mercredi, en sortant du texte de son discours. Le premier ministre, qui se relève d’un rhume hérité de ses petits, a rappelé les promesses de son parti pour bonifier le réseau des centres de la petite enfance, le Régime québécois d’assurance parentale et le programme de remboursement des cycles de fécondations in vitro.

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