NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Plus les instances internationales réclament des informations à Moscou, moins la Russie en délivre : le décès d'une laborantine de 28 ans, possiblement de peste pulmonaire, reste entouré de mystère.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:10 | mis à jour aujourd'hui à 18:13 - Temps de lecture :
Moscou fait la sourde oreille : malgré des demandes répétées et insistantes, l'OMS, comme les États-Unis et l'Union européenne n'ont pas reçu les informations demandées sur le décès d'une laborantine de 28 ans, Daria Chipilova. Faute « d'informations supplémentaires pour clarifier la situation », l'OMS se considère « pas en mesure » d'évaluer les risques posés. La jeune femme est morte à l'hôpital de Chelekhov. Elle travaillait dans un institut de recherche sur... la peste. Et le 2 octobre, un responsable régional de la région d'Irkoutsk (Sibérie) affirme qu'elle est morte « de la peste ». Il annonce le placement en quarantaine de 200 personnes avec qui elle avait été en contact. Le gouverneur de la région voisine, Alexeï Tsydenov, confirme à son tour que cette femme est « morte de la peste ».
Sauf que depuis, le discours a changé, voire a disparu : localement, le gouverneur d'Irkoutsk ne parle plus de peste, mais d'un décès dû à une « pneumonie » à l'origine « indéterminée ». Décrivant la situation sanitaire comme « stable », il déclare finalement qu'aucun autre employé de l'institut de lutte contre la peste n'a consulté de médecin par la suite. Au niveau fédéral, le Kremlin demande aux journalistes lundi de « se référer aux déclarations officielles » plutôt qu'aux « rumeurs et spéculations ». Mais c'est tout le problème : côté russe, c'est quasiment silence radio, après une succession d'informations contradictoires et de démentis successifs.
Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs.
En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d'informations).
En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
Gérer mes choix
Peste ou non ? Moscou ne répond plus. Et c'est bien ce qui inquiète : dans l'affirmative, il s'agirait de peste « pulmonaire » - la plus grave, moins impressionnante que la peste bubonique mais plus létale. Dans le cas d'une peste pulmonaire, le bacille frappe directement les poumons, et affiche une issue souvent fatale et rapide en l'absence de traitement. Pire : contrairement à la peste bubonique, elle est directement transmissible entre humains.
Des symptômes peu spécifiques
De même, les symptômes de la peste bubonique ne laissent pas de place au doute, avec des ganglions qui grossissent et finissent par suppurer. Rien de tel pour la peste pulmonaire, dont les premiers symptômes sont très peu spécifiques : maux de tête, fièvre, toux... D'où l'importance pour les autorités sanitaires de savoir si elle doit ou non être soupçonnée. Et d'intervenir : la peste pulmonaire se montre beaucoup moins dangereuse si elle est traitée, avec les antibiotiques habituellement utilisés (fluoroquinolones, cyclines) et très disponibles.
À condition toutefois qu'il ne s'agisse pas d'une souche résistante : le professeur Brendan Wren souligne que la bactérie à l'origine de la peste pulmonaire est « assez transmissible. [...] Il y a encore environ 2 000 cas de peste chaque année dans le monde qui peuvent être traités avec des antibiotiques courants. Mais si des souches résistantes à plusieurs antibiotiques émergent, et si le laboratoire travaille sur une telle souche, les possibilités de traitement peuvent être limitées », alerte-t-il.
Entre 2019 et 2025, 10 pays ont signalé à l'OMS des cas suspects de peste humaine et six ont signalé des cas confirmés, selon des données publiées fin septembre. Au total, 3847 cas suspects, dont 423 mortels, ont été signalés sur cette période, soit un taux de létalité de 11 %. La plupart des cas ont été signalés à Madagascar et en République démocratique du Congo, où la peste reste endémique dans certaines régions.
Irkoutsk entre doute et inquiétude
Dans la région d'Irkoutsk l'inquiétude est de mise. Oksana, enceinte, était en observation en maternité dans l'hôpital où est morte la jeune femme : « Tout allait bien puis on nous a annoncé qu'une femme était décédée. Et ils ont interdit toute entrée ou sortie pendant quatre jours », raconte-t-elle. Depuis, elle affirme « ne plus croire en rien : il y a tellement d'informations que je ne sais plus qui croire ni qui écouter ».
Alexandra Iskalova, 22 ans, se souvient que « les gens étaient en proie à une panique totale car il n'y avait aucune déclaration officielle » pendant les premiers jours. « C'est effrayant », dit Alina, 22 ans. « Mon frère est à l'école primaire. Le port du masque y est déjà obligatoire, ils doivent le porter partout. Ils ont même le droit de ne pas aller en classe s'ils sont vraiment inquiets », selon elle. Sa tante, qui travaille à l'Institut de lutte contre la peste d'Irkoutsk, a été placée en quarantaine. Tatiana, 66 ans, se dit frustrée par l'absence de directives officielles : « Bien sûr que nous sommes inquiets. Comment est-ce qu'on est censé se protéger ? On ne sait pas comment l'infection se propage, ni comment elle est détectée. En réalité, personne ne nous dit ce qui s'est réellement passé. »


1 week_ago
48



























.jpg)






French (CA)