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La dépouille de Jean Manga Onguene est arrivée en fin de journée à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, à bord du vol Air France AF988. L’ancien Lion indomptable, Ballon d’or africain 1980, s’était éteint à Paris le 6 octobre dernier, des suites de maladie. Parents, amis et connaissances avaient fait le déplacement pour les premiers hommages.
Une arrivée sobre, un cortège vers la morgue
Parents, amis, connaissances. Ils étaient nombreux sur la zone aéroportuaire. L’inspecteur général des Services du ministère des Sports et de l’Éducation physique, Michel Dissake Mbarga, l’ambassadeur itinérant Roger Milla, des acteurs du football et des anciens du Canon sportif de Yaoundé, club où Manga Onguene a fait toute sa carrière professionnelle, étaient présents. Il y a aussi été le directeur technique national.
Le 12 juin dernier, il était à sa résidence de Yaoundé pour fêter ses 80 ans. L’image était belle. On aurait aimé que ce soit la dernière.
Un office religieux a eu lieu sur place, avant que le cortège ne prenne la direction de la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
Les hommages avaient commencé lundi dernier à la maison funéraire de Clamart, en région parisienne. C’est le Centre de la communication de l’Ambassade du Cameroun en France qui l’a indiqué. Après la mise en bière, un service religieux catholique a suivi, pour implorer la miséricorde divine pour le repos de son âme.
La veuve, les membres de la proche famille, de nombreux amis et connaissances étaient présents, ainsi qu’une importante délégation de diplomates camerounais en poste à Paris. Elle était conduite par José Christian Ondoua Ntsama, ministre conseiller chargé d’affaires par intérim de l’Ambassade du Cameroun auprès de la République française.
Une carrière qui parle d’elle-même
Plus de 100 sélections avec les Lions indomptables, de 1966 à 1982. Plusieurs trophées. Un Ballon d’or décerné par France football en 1980. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
On attendait mieux qu’un programme encore flou, c’est vrai, mais la logistique d’un rapatriement depuis la France prend du temps. Rien n’est confirmé à ce stade sur la date ni sur le lieu des obsèques.
Ce qu’on peut dire, c’est que le Cameroun du football perd l’un de ses noms les plus respectés, d’une génération qui a porté le pays bien avant les grandes heures du Mondial.
Le programme officiel des obsèques doit être annoncé dans les prochains jours. D’ici là, la dépouille repose à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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