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Sport 01/06/2026 07:40
Le huitième de finale entre Aryna Sabalenka et Naomi Osaka met fin à plusieurs années de critiques sur la quasi-absence des femmes dans ce créneau phare du tournoi.
Il aura fallu attendre trois ans. Ce lundi 1er juin, les spectateurs de Roland-Garros vont enfin pouvoir assister à un match féminin en session nocturne : une programmation devenue rare au cours des dernières années. Le huitième de finale entre la numéro un mondiale Aryna Sabalenka et l’ancienne reine du circuit Naomi Osaka a été choisi pour occuper la prestigieuse case du soir sur le mythique court Philippe-Chatrier. La rencontre doit débuter à 20 h 15, heure de Paris.
Il faut dire que l’affiche a tout d’un rendez-vous de gala. D’un côté, Aryna Sabalenka, actuelle patronne du tennis mondial et grande favorite du tournoi. De l’autre, Naomi Osaka, quadruple lauréate en Grand Chelem et l’une des joueuses les plus populaires de sa génération, qui dispute à Paris le premier huitième de finale de sa carrière à Roland-Garros.
« Je suis prête pour le combat », a d’ailleurs assuré Sabalenka à propos du match l’opposant à la Japonaise, citée par ESPN. « J’aime vraiment nos affrontements. Ce sont des matches de très haut niveau et j’apprécie quand quelqu’un me pousse dans mes retranchements. »
Pour les organisateurs, difficile de passer à côté d’une telle rencontre. D’autant que le haut du tableau masculin a perdu plusieurs de ses têtes d’affiche au fil du tournoi.
Mais au-delà de l’intérêt sportif, cette programmation marque surtout une rupture avec les éditions précédentes.
Seulement quatre matches sur 60
Depuis la création des « night sessions » en 2021, la programmation a été réservée presque exclusivement aux rencontres masculines. Sur les 60 premiers matches disputés dans ce créneau, seuls quatre étaient des simples dames, selon ESPN.
Cette situation a alimenté les critiques de joueuses, d’observateurs et de responsables du tennis féminin, qui dénonçaient une exposition largement favorable aux hommes.
Aryna Sabalenka elle-même s’était d’ailleurs exprimée sur le sujet l’an dernier. « Nous méritons le même traitement », avait plaidé la Biélorusse après avoir constaté que les femmes disparaissaient systématiquement de ce créneau particulièrement convoité.
Face à ces reproches, la directrice du tournoi Amélie Mauresmo avait justifié cette politique par la valeur proposée aux détenteurs de billets pour la session nocturne. Elle avait également fait valoir qu’une rencontre féminine, disputée au meilleur des trois manches, pouvait parfois se terminer beaucoup plus rapidement qu’un match masculin joué au meilleur des cinq sets.
Le dernier match féminin disputé dans ce créneau remontait d’ailleurs à 2023. Il opposait déjà Aryna Sabalenka, qui s’était alors imposée face à l’Américaine Sloane Stephens.


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