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Fin du 3e tour sur les courts de la Porte d’Auteuil et encore de nombreux rebondissements. Si la dernière Française en lice, Parry, a fait tomber la tête de série 6 Amanda Anisimova, Moïse Kouamé s’arrête là, mais le jeune homme de 17 ans a encore impressionné. C’est terminé également pour la tenante du titre.
La perf’ bleue
Ici, c’est Parry ! C’est à domicile, déjà, que la Boulonnaise avait décroché en 2022 sa plus belle victoire contre la tenante du titre Barbora Krejcikova (alors n°2 mondiale), dès le premier tour. La magie de Roland-Garros a encore opéré quatre ans plus tard. Dans la fournaise parisienne, Parry a eu le dernier mot contre la double finaliste en Grand Chelem Amanda Anisimova, tête de série n°6, au super tie-break du troisième set (6-3, 4-6, 7-6 ). Après cinq tentatives infructueuses au 3e tour d’un tournoi du Grand Chelem, la jeune Tricolore de 23 ans brise un plafond de verre. Au prochain tour, la 92e mondiale aura même la faveur des pronostics face à Maja Chwalinska, 114e mondiale.
La fin d’une belle histoire bleue
Épatant Moïse Kouame. Le jeune homme de 17 ans, qui disputait son premier Roland-Garros, a chuté avec les honneurs samedi au 3e tour face au Chilien Alejandro Tabilo (4-6, 6-3, 6-4, 7-6 [11/9]), en 3h40. Le 318e joueur mondial a sauvé quatre balles de match dans le tie-break avant de rendre les armes face au 36e au classement ATP. Après l’élimination de Quentin Halys vendredi, Kouamé était le dernier représentant tricolore chez les hommes.
La tenante du titre à terre
Lauréate Porte d’Auteuil l’an passé contre Aryna Sabalenka en finale, Coco Gauff est tombée dès le troisième tour, éjectée par l’Autrichienne Anastasia Potapova, 30e mondiale (4-6, 7-6, 6-4). Une sacrée désillusion.
L’homme en forme
Vite fait, bien fait. Flavio Cobolli a écrasé Learner Tien (6-2, 6-2, 6-3). Le héros italien de la dernière Coupe Davis n’a toujours pas concédé de set depuis le début du tournoi. Face à l’étonnant Zachary Svajda, il aura lundi une belle opportunité d’atteindre son deuxième quart de finale en Grand Chelem, après Wimbledon la saison dernière (défaite contre Djokovic).
Le chiffre
3
On n’arrête plus le tombeur de Jannik Sinner. Juan Manuel Cerundolo a mis 5 heures et 58 minutes pour mater Martin Landaluce (6-4, 6-7, 7-6, 6-7, 7-6). Six heures de combat et quatre tie-breaks. Au final, le 3e duel le plus long de l’histoire du tournoi !
Le thriller
373 En minutes, la durée du marathon, soit 5h13, entre Matteo Berrettini et l’Argentin Francisco Comesana. L’Italien a arraché la victoire au bout du super tie-break du cinquième set, après avoir sauvé deux balles de match (7-6 , 5-7, 6-7 , 6-4, 7-6 ). Trois ans après son élimination en huitièmes de finale à Wimbledon par Carlos Alcaraz, il retrouve ce stade de la compétition. Le tennis italien a décidément de la ressource.
L’autre combat
L’ancienne n°1 mondiale Naomi Osaka a été poussée dans ses derniers retranchements par la pépite Iva Jovic. Une victoire arrachée (7-6 [7/5], 6-7 [3/7], 6-4) en 2h58. La quadruple lauréate en Grand Chelem s’offre un premier huitième de finale à Paris, où elle n’a jamais réellement brillé.
Les surprises
Issue des qualifications, Maja Chwalinska poursuit sa belle aventure. La 114e mondiale a renversé Maria Sakkari (1-6, 6-3, 6-2), s’offrant une 6e victoire consécutive. À 24 ans, la gauchère d’1,63 m frappe fort pour sa première apparition dans le tableau principal de Roland-Garros.
Dans le tableau masculin, le jeune Américain de 23 ans Zachary Svajda déjoue également les pronostics, lui qui n’avait jamais passé les qualifications à Roland. Sa nouvelle victime ? Juan Manuel Cerundolo, battu au bout du suspense (6-3, 6-4, 3-6, 4-6, 6-3).
La phrase
Battue au 3e tour par la Russe Diana Shnaider (7-5, 6-1), l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova en a remis une couche : « Nous devons arrêter d’accepter des joueuses russes qui soutiennent leur dictateur. Si elles ne veulent pas l’entendre et qu’elles continuent de diffuser leur propagande, alors il devrait y avoir un mécanisme dans le circuit pour les arrêter (…) Les joueuses russes ne veulent pas communiquer, elles ont ces opinions horribles et c’est quelque chose que nous devons cesser d’accepter dans le sport professionnel. »


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