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La Saskatchewan lance une grande consultation publique par rapport à l’utilisation des réseaux sociaux chez les moins de 16 ans.
Tous les résidents de la province recevront dans les prochains jours un sondage par la poste. Ce dernier contiendra quatre questions en plus d’avoir une section offrant la possibilité aux répondants de laisser un commentaire.
Les Saskatchewanais seront notamment appelés à dire s’ils soutiendraient une hypothétique limitation des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Ils pourront également dire si une ou des plateformes en particulier devraient être exclues de cette limitation.
Nous comprenons que les réseaux sociaux puissent avoir un impact positif chez de nombreuses personnes. Ils peuvent permettre aux jeunes de créer des liens, d’apprendre et de s’exprimer. Mais ils peuvent aussi être négatifs, a dit le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, en point de presse. Nous avons tous déjà entendu parler des cas de cyberintimidation. Les réseaux sociaux peuvent avoir un impact sur la perception que les jeunes ont de leur corps. Ils peuvent nuire à leur santé mentale en renforçant le sentiment d’isolement.
Bien que la réponse au sondage soit volontaire, le premier ministre espère qu’un grand nombre de Saskatchewanais prendront le temps de le remplir. Ce dernier devra être renvoyé au gouvernement d’ici le 30 juin.
Votre opinion est importante. Elle va nous aider à formuler la position de la province sur le sujet alors que le gouvernement fédéral songe [à interdire les réseaux sociaux chez les moins de 16 ans].
Même son de cloche du côté de la ministre de la Santé mentale et des dépendances, Lori Carr. Également présente lors de la conférence de presse, elle a souligné l’importance de sonder les familles saskatchewanaises, puisque, ultimement, ce seront elles qui devront vivre avec la limitation des réseaux sociaux si elle est mise en place.
Nous voulons que leurs voix se fassent entendre. Nous voulons savoir ce qu’elles pensent par rapport aux limites à mettre en place, a expliqué la ministre.
Comme les sondages seront préaffranchis afin de faciliter leur renvoi, le premier ministre estime que cette initiative devrait coûter un demi-million de dollars si chaque exemplaire est renvoyé à la province.
Entamer une discussion nationale
Avec cette initiative, le gouvernement saskatchewanais souhaite entamer une conversation nationale sur la question en incluant le plus d’acteurs possible, et non seulement les experts et les politiciens.
Scott Moe espère qu'un tel sondage permettra de mieux saisir l’ampleur du problème à l'échelle provinciale, mais aussi d’évaluer à quoi pourraient ressembler d’éventuelles restrictions.
Le premier ministre a notamment rappelé que, selon un récent sondage d’Angus Reid, plus de 70 % des parents canadiens soutiendraient une interdiction nationale des réseaux sociaux chez les moins de 16 ans.
Dans l'éventualité où les résultats de la consultation appuieraient une certaine limitation des réseaux sociaux, la province compte poursuivre sa collaboration avec le gouvernement fédéral pour tenter d’instaurer un cadre juridique dont le pays en entier pourrait disposer, et non seulement la Saskatchewan.
L’annonce de cette consultation n’est pas une surprise. Le premier ministre de la province avait déjà annoncé qu'il voulait solliciter la population à donner son avis sur ce sujet.
La Saskatchewan n’est pas la seule à songer à restreindre l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux.
À la mi-avril, on apprenait qu’Ottawa explorait également l’idée. Quelques jours plus tard, c’était au tour du premier ministre manitobain d’annoncer son désir d’interdire les réseaux sociaux et les robots conversationnels aux enfants.


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