Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Dans un entretien accordé au « Monde » et au « Frankfurter Allgemeine Zeitung », le président du conseil d’administration du groupe européen d’aéronautique et de défense s’inquiète de l’avenir de la coopération franco-allemande, mise à mal par l’abandon, en juin, du SCAF, le projet d’avion de combat du futur.

Article réservé aux abonnés

René Obermann, président du conseil d’administration d’Airbus, sur le site d’Airbus à Manching, en Bavière, le 19 janvier 2023. René Obermann, président du conseil d’administration d’Airbus, sur le site d’Airbus à Manching, en Bavière, le 19 janvier 2023.

A quelques jours du conseil des ministres franco-allemand, prévu vendredi 17 juillet, René Obermann appelle les Etats de l’Union européenne (UE) à dépasser les intérêts nationaux pour privilégier les intérêts de l’UE. Le président du conseil d’administration d’Airbus estime que l’incertitude sur le maintien des forces américaines en Europe et la menace russe devraient inciter les Vingt-Sept à davantage coopérer.

A ses yeux, l’opposition aux projets européens « de la part des populistes de droite et de gauche » et les « sentiments eurosceptiques » sont tels que la création d’un groupe comme Airbus serait plus difficile aujourd’hui. En octobre, René Obermann quittera ses fonctions, qu’il exerce depuis 2020, et il prendra la présidence du conseil du géant du logiciel allemand SAP en 2027.

Il vous reste 93.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.