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Par René de Nicolaÿ
Publié le 03/09/2026 à 17h25, mis à jour le 03/09/2026 à 18h54
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TRIBUNE - Aujourd’hui, les travaux d’intérêt général ne peuvent être effectués que si le condamné les accepte, déplore le maire du Lude et ancien conseiller de François Bayrou à Matignon, qui appelle à faire évoluer notre droit, notamment pour les personnes insolvables.
Passer la publicitéAncien conseiller de François Bayrou à Matignon, René de Nicolaÿ est maire sans étiquette du Lude (Sarthe).
On se souvient de l’envolée de Gabriel Attal lors de sa déclaration de politique générale, le 30 janvier 2024 : « Tu casses, tu répares ; tu salis, tu nettoies. » L’idée était juste et la rhétorique efficace. Mais la concrétisation pèche encore. Car notre droit conserve, en matière de travaux d’intérêt général (TIG), une lacune majeure : ceux-ci ne peuvent être effectués que si le condamné les accepte. On n’imagine pas qu’un condamné ait le droit de refuser d’aller en prison : c’est pourtant ce qu’il se passe avec les travaux d’intérêt général.
Selon notre droit pénal, les travaux d’intérêt général peuvent être décidés à deux niveaux. Le premier, créé par une loi de 2006, est celui de la « transaction municipale » : dans tous les domaines où un maire peut infliger des amendes pour contravention, il peut proposer au contrevenant, sous le contrôle du procureur…


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