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Les anciens gouvernants lancent la présidentielle en expliquant déjà aux Français comment ils devront encore faire des efforts.
Le moment le plus piquant est arrivé lorsque Gabriel Attal a reproché à Marine Le Pen d’avoir voté contre plusieurs réformes sociales destinées à réaliser des économies. L’ancien Premier ministre l’a comparée à une copropriétaire refusant les provisions puis se plaignant que « l’ascenseur soit en panne ».
Réponse immédiate : « Parce que vos propositions sont injustes, monsieur l’ancien Premier ministre. » Marine Le Pen lui a ensuite renvoyé l’addition : « Sous Macron, 1 000 milliards d’euros de dette supplémentaire », avant d’évoquer « 43 milliards de prélèvements supplémentaires » dans le PLF 2026.
La formule est politique. Le décor budgétaire, lui, est bien réel : l’Insee chiffrait la dette publique à 3 536,1 milliards d’euros fin mars 2026, soit 117,5 % du PIB.
Gaby Attal peut toujours rappeler qu’il n’est pas Michel Barnier. Pour celui qui vise désormais l’Élysée, le problème reste le même : comment vendre l’après-Macron avec le bilan Macron encore sur le comptoir ?
À la REF, l’ascenseur était peut-être en panne. La dette, elle, connaît parfaitement le chemin vers le haut.
par Yoann
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