NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La fin de semaine dernière, des milliers d’athlètes de tous âges ont bravé le froid dans les rues et les sentiers de Charlottetown lors de la 22e édition du Marathon de l’Île-du-Prince-Édouard.
Avec 3250 participants répartis dans une douzaine d’épreuves, il s’agit d’un nombre record d’inscriptions pour l’événement. Cela représente une hausse de 76 inscriptions, soit près de 2,4 % par rapport à 2025.
Le demi-marathon a été l’épreuve la plus populaire, avec 717 inscriptions. Le Fox-trot, une course pour enfants, a suivi avec 627 inscriptions, puis le 5 km, avec 592 participants.
La directrice des courses, Myrtle Jenkins-Smith, explique qu’il est devenu essentiel au fil des ans d’offrir un choix varié d’épreuves afin de répondre aux attentes des athlètes de tous les niveaux.
Beaucoup de gens aiment participer, mais pas tout le monde va courir un marathon, dit-elle. C’est intéressant de constater que, pendant la fin de semaine du Marathon, la catégorie marathon sera toujours l’une des plus petites.

La directrice des courses pour le Marathon de l'Île-du-Prince-Édouard, Myrtle Jenkins-Smith.
Photo : Radio-Canada / Raphael Caron
Cette année, Myrtle Jenkins-Smith affirme avoir été surprise par le nombre de jeunes inscrits. Selon elle, la gratuité du Fox-trot, offert aux moins de 12 ans, a incité de nombreux jeunes à prendre part aux épreuves.
Elle souligne d’ailleurs que plusieurs anciens participants à cette course au cours des dernières années, sont aujourd’hui inscrits à d’autres distances plus importantes.
Il y a un bon nombre de jeunes qui suivent les traces de leur famille, ce qui est bien, ajoute-t-elle.
La croissance du sport
Nicolas Moreau, professeur titulaire à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa et sociologue du sport, explique que cet engouement peut être attribué à la pandémie de COVID-19.
Vous avez cet aspect là d’un sport individuel, mais aussi d’un sport possiblement social, très flexible au niveau du temps aussi, donc vous pouvez aller courir quand vous voulez, explique-t-il.
Dans une société où on est en train de se mettre de plus en plus au télétravail, l’activité physique, comme la course à pied, ça rentre très bien dans un agenda.
Outre la pandémie, l’expert attribue aussi ce phénomène à un changement de culture chez les jeunes, incités en partie par les influenceurs sportifs sur les réseaux sociaux.
Il y a une injonction à la santé, à l’activité physique, ou, aujourd’hui, il faut se prendre de plus en plus en main, il faut prendre soin de soi, prendre soin de sa santé et de son bien-être, raconte-t-il. Tous ces ingrédients-là font que la course à pied prend de la popularité.

Nicolas Moreau, professeur à la Faculté des sciences sociales à l’Université d’Ottawa et sociologue du sport. (Photo d'achives)
Photo : Radio-Canada
M. Moreau estime que la course à pied offre un avantage rare, soit son accessibilité. C’est un sport où le progrès se mesure facilement et où les efforts sont presque assurément récompensés.
En règle générale, la course à pied est un sport où, si vous vous entraînez, vous allez voir votre performance assez vite augmenter, dit-il. C’est-à-dire que, si vous courez relativement souvent, vous allez voir que ça va être de plus en plus simple.
Un sport dispendieux
En raison de la popularité de ce sport, il souligne que la forte demande tire les prix des épreuves vers le haut, ce qui rend sa pratique de plus en plus coûteuse.
Les prix des marathons me semblent complètement démesurés, que ce soit pour les grands marathons du monde, mais aussi pour les marathons, comme Montréal, Toronto, l’Île-du-Prince-Édouard, dit-il.
Outre les frais d’inscriptions, il note que la course exige un équipement spécialisé pour performer, en particulier des chaussures adaptées et des montres. Selon lui, cette réalité accentue les inégalités sociales, le sport étant principalement pratiqué par la classe moyenne supérieure.


21 hour_ago
45



























.jpg)






French (CA)