NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le président de l’Assemblée législative du Manitoba, Tom Lindsey, s’est prononcé lundi en Chambre au sujet d’une controverse autour de l’utilisation du français à l'Assemblée législative du Manitoba.
En mai dernier, le premier ministre, Wab Kinew, a répondu en français à des questions en anglais du député progressiste-conservateur de La Vérendrye, Konrad Narth. Celui-ci est, depuis, devenu chef de l’opposition officielle.
Wab Kinew avait alors justifié l’utilisation de la langue française par la défense du député de Saint-Boniface, Robert Loiselle, que Konrad Narth aurait critiqué pour s’être exprimé en français.
Le député francophone a soulevé une question de privilège sur les paroles de M. Narth, jugeant que cette question avait porté atteinte à ses droits. La Loi sur le Manitoba de 1870 stipule que : chacun a le droit d'employer le français ou l'anglais dans les débats des chambres de la Législature du Manitoba.
Lundi, Tom Lindsey a livré sa décision après avoir écouté l’enregistrement. Il a déterminé que Narth avait bien prononcé, en anglais, les mots : « c'est un premier ministre avec un manque de respect de base », « j'ai posé la question en anglais » et « je ne lui ai pas posé [la question] en français ».
Cependant, selon le président de l’Assemblée législative, la plainte du député Robert Loiselle n'a pas établi qu'il y avait violation de privilège conformément à la politique en vigueur au sein du bureau du président de l'Assemblée législative du Manitoba.
Sa conclusion s’appuie sur trois points :
- « Les questions concernant la langue parlée dans la Chambre pourraient constituer une violation de l'ordre mais pas une atteinte au privilège »;
- tous les députés jouissent du privilège de la liberté d'expression à l’Assemblée du fait de leur élection;
- les députés doivent faire preuve d'une extrême prudence et d'une grande circonspection dans l'exercice de ce privilège.
Il a précisé que les enregistrements sur lesquels il a fondé sa décision sont disponibles pour quiconque les demanderait.
Ordre et privilèges :
Les privilèges parlementaires peuvent être individuels ou collectifs.
Les privilèges individuels concernent les députés et recouvrent, par exemple, la liberté de parole.
Les privilèges collectifs, quant à eux, se rattachent à l’Assemblée en tant qu’entité et comprennent, notamment, le pouvoir de réprimer l'outrage.
Les violations de privilèges enfreignent l'autorité, la dignité ou le bon fonctionnement de l'institution ou de ses membres. Une atteinte à l’ordre enfreint le fonctionnement de l’Assemblée dans une moindre mesure.
Des précisions après la séance
Konrad Narth s’est exprimé pendant la mêlée de presse qui a suivi la séance législative. Il a assuré qu’il n’avait pas de problème à ce que le premier ministre s’exprime en français et à ce que lui doive utiliser les outils d’interprétation.
À l’époque, le premier ministre évitait de répondre aux questions. Il me regardait et riait de mes capacités à comprendre ce qu’il disait, parce que je cherchais l’oreillette pour écouter la traduction, a-t-il expliqué.
Il a affirmé que recevoir des réponses en français était faisable étant donné que la traduction était disponible. C’est quelque chose auquel s’habituer, mais c’est quelque chose que j’accueille.
Il a ajouté s'être excusé auprès de Robert Loiselle pour l’interprétation qui a été faite de sa demande à Wab Kinew. Elle ne dit rien de mon soutien à la langue française au Manitoba et à la communauté francophone, a-t-il assuré, en rappelant qu’il représentait la plus grande quantité de communautés francophones parmi toutes les circonscriptions de la province.
Le député de Saint-Boniface, Robert Loiselle, s’est également exprimé lors de cette mêlée de presse. Il a rappelé que l’utilisation du français et de l’anglais constituait un droit protégé par l’article 23 de la Loi sur le Manitoba.
Le fait que le député Narth, qui est maintenant le leader de l’opposition, ne comprenne pas ce fait, ce droit, m’inquiète beaucoup et je lui demande de faire mieux, et je lui demande de faire ses devoirs et de mieux comprendre comment notre système législatif respecte les deux langues officielles du Canada, a-t-il déclaré.
Bien que Konrad Narth se soit excusé le lendemain de l'incident, Robert Loiselle souhaiterait des excuses plus officielles maintenant que les enregistrements des échanges qui ont eu lieu en mai dernier sont devenus publics.
La semaine dernière, Wab Kinew a de nouveau répondu en français à une question en anglais de Konrad Narth.
Pendant la mêlée de presse qui a suivi, le chef de l'opposition a déclaré que cela ne lui posait aucun problème que le premier ministre réponde en français, car il pouvait avoir recours au service de traduction.


1 day_ago
44



























.jpg)






French (CA)