Depuis dimanche, plus de 600 pompiers sont mobilisés pour tenter de maîtriser l’incendie qui ravage la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne. Malgré un important dispositif aérien et terrestre, les flammes restent difficiles à contenir. En cause : un vent violent, des températures proches de 40°C, une hygrométrie très faible et un terrain particulièrement complexe qui favorisent la propagation du feu.
Nouvelle nuit de lutte contre les flammes à Fontainebleau. Depuis dimanche, plus de 600 pompiers sont mobilisés pour tenter de contenir le sinistre. Quatre Canadair, deux avions Dash et trois hélicoptères bombardiers d'eau ont également été déployés. Malgré ces moyens exceptionnels, le feu continue de progresser autour de la commune de Noisy-sur-École, en Seine-et-Marne.
Les soldats du feu doivent faire face à une combinaison de facteurs particulièrement défavorables : un relief accidenté, une végétation asséchée et des conditions météorologiques extrêmes.
Sur le terrain, les opérations sont coordonnées au plus près de l'incendie. Carte d'état-major dépliée sur le capot d'un véhicule, les officiers ajustent en permanence le dispositif pour tenter de stopper la progression des flammes. Mais le relief si particulier de la forêt de Fontainebleau complique leur mission.
"Un cocktail pour nous défavorable"
"Le sous-sol est particulier, un sol sablonneux avec des chaos rocheux qui emmagasinent la température, la chaleur et qui propagent l'incendie par le sous-sol, et des résineux qui étaient déjà parfois sur des parcelles en stress hydrique. Ça fait un cocktail pour nous défavorable", explique un des pompiers engagés sur le front de l'incendie.
À cette difficulté s'ajoute une météo particulièrement propice à la propagation du feu. Au poste de commandement, l'épaisse fumée noire qui s'élève au-dessus de la forêt témoigne de la violence du sinistre.
"On est clairement dans les trois plus mauvaises conditions. On a un vent qui est à plus de 30 km/h, et même on sera plutôt vers 50. Il fait largement plus de 30 degrés puisqu'on est en période de canicule, on va approcher les 40 degrés. Et on a un taux d'hygrométrie (taux d'humidité dans l'air ndlr) aujourd'hui qui va être à peu près à 15%, ce qui favorise du coup l'éclosion des incendies et leur propagation", détaille le lieutenant-colonel Olivier Comtat, commandant des opérations de secours.
Des rafales de vent dépassant les 30 km/h, des températures proches de 40 °C et un air extrêmement sec ont ainsi créé des conditions parmi les plus défavorables pour les sapeurs-pompiers, contraints de rester mobilisés jour et nuit afin de protéger les habitations et de limiter la progression de l'incendie.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a annoncé lundi soir 59 interpellations sur l'ensemble du territoire en lien avec des incendies, dont deux concernant le feu de forêt de Fontainebleau.


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