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Qui s’occupera de la route 25 à l’avenir?

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Pour aller à Parent à partir de La Tuque, il y a deux options : la route 10 ou la 25. Dans les deux cas, ce sont des routes forestières, faites de gravier. La 10, c’est le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui est responsable de son entretien. La 25, c’est plus souvent qu’autrement, les compagnies forestières qui paient pour la maintenir praticable, du mois, la portion de chemin entre Wemotaci et Parent.

Initialement, la route 10, c’est le chemin officiel qui a été aménagé pour les résidents, villégiateurs et entreprises de la Haute-Mauricie. Par après, plusieurs secteurs se sont développés : Wemotaci, Casey, Parent… pour ne nommer que ceux-là.

Selon les cartes, environ 200 kilomètres séparent Parent de La Tuque par la 25. Il y a 100 kilomètres de plus à parcourir en passant par la 10. Lors de notre passage, nous avons emprunté la route 25. Les travailleurs forestiers aussi, les livreurs, les services d’urgence, les villégiateurs. La majorité des gens qui se rendent à Parent en partant de La Tuque passent par la route 25.

Une carte géographique montrant deux chemins possibles entre La Tuque et Parent.

La route 10 est principalement utilisée par des travailleurs forestiers, des pourvoyeurs et des villégiateurs, tandis que la route 25 sert également aux résidents des secteurs de Casey et Parent.

Photo : Radio-Canada / Google Map

L’état du chemin : un coup de dés

L’état de la route 25 est tributaire des activités forestières. Lors de notre passage, la chaussée était en bon état. S’il pleut, s’il neige, s’il y a beaucoup de circulation, s’il y a plusieurs camions lourds, son état peut se dégrader facilement.

J'ai vu des ambulances, même moi-même, se promener dans un pied et demi ou deux pieds de neige

Les gens de ces secteurs éloignés voudraient avoir la certitude que leur route est entretenue en tout temps. Que ce soit pour aller faire leurs commissions, pour aller visiter de la famille ou pour se rendre à des rendez-vous médicaux, comme c’est le cas pour Dany Casoni, qui est amené à se rendre souvent à Trois-Rivières ou La Tuque pour sa santé.

Une fois, j’ai viré de bord durant une tempête de neige. J’ai un quatre-quatre alors je me suis essayé. Il y avait à peu près un pied de neige. J’ai fait sept ou huit kilomètres et puis ça refoulait en avant, explique le résident de Parent.

L’an dernier, c’est la fermeture temporaire de la scierie qui a mis en lumière le problème. La Ville de La Tuque a demandé des budgets pour déneiger la route, sans succès. C’est finalement la Ville qui a dû se débrouiller, ainsi que de l’ancienne députée du secteur qui a pigé dans son budget discrétionnaire pour dépanner les résidents.

Plus de prévisibilité

Les activités de la scierie ne devraient pas être interrompues cet hiver, d’après les employés qui y travaillent. Malgré cela, le conseiller du secteur, Kevin Roy, ne veut pas se retrouver dans la même situation que l'an dernier.

La fermeture qu’il y a eu l’hiver dernier, l’enjeu que ça a créé, la Ville qui a dû se virer de bord pour trouver des budgets pour qu'il y ait un entretien de base. Je dis bien ‘’de base’’, parce que ça n'a jamais été l'entretien qu'on souhaite pour les gens de Parent. Cette année, on va juste être mieux préparé si jamais il arrive une situation et ce sera mis au budget, affirme M. Roy.

Un homme devant un bâtiment.

Kevin Roy occupe le siège de conseiller municipal depuis mai dernier.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

Il explique que ça fait plusieurs années que la Ville de La Tuque souhaite une entente avec le ministère pour qu’il prenne en charge la route 25 entre Wemotaci et Parent.

Le prochain gouvernement, j’aimerais qu'il reconnaisse ce tronçon-là comme la route principale pour monter à Parent. Présentement, il dit que c'est la route 10, mais c’est 4 heures, précise Steven McMurray.

La route mène la vie dure aux véhicules

Sur le côté du seul bâtiment qui fait office de garage pour le village, une vingtaine de pneus jonchent le sol. La moitié a été crevée au cours des derniers jours. Plusieurs automobilistes sortent de la forêt avec des crevaisons ou une suspension endommagée.

Les lames de traileurs cassent plus souvent, confirme le neveu du mécanicien, Yanick, qui lui donne un coup de main pour répondre à la demande.

Dans les périodes plus touristiques comme l’été ou l’automne, plusieurs ont besoin des services de dépannage qu’offre Christian Legault.

Un pneu crevé.

De telles crevaisons surviennent plusieurs fois par semaine en raison de l'état des chemins de gravier.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

J’ai des pneus usagés en masse. Quand je change les pneus des gars ici, je les garde pour dépanner les gens. J’ai de la misère à en avoir des usagés ça fait que j’en commande des neufs au pire. L’autre jour, j’en ai commandé quatre, puis je les ai passés dans la même semaine, raconte M. Legault, assis dans son garage, entouré d’outils.

Pour le prochain député, la demande est claire : on veut que ce soit entretenu pour que ce soit sécuritaire, pas juste pour dire que c’est ouvert, conclut le conseiller municipal.

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