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Le groupe fédéraliste Canadiens pour toujours, qui a joué un rôle lors du référendum sur la séparation de l'Alberta, a transmis un questionnaire à ses sympathisants afin de déterminer quel pourrait être l’avenir du mouvement.
La formation d’un parti politique provincial est une des options.
Le fondateur et leader du groupe, Thomas Lukaszuk, dit avoir inclus cette question au questionnaire, car, en faisant le tour de la province, il a remarqué que beaucoup d’Albertains, en milieu rural ou urbain, sont des sans-abri politiques.
Beaucoup d'anciens progressistes-conservateurs, comme moi, m’ont dit qu’ils n’arriveront plus à se boucher le nez et voter pour le Parti conservateur uni, soutient-il. J’ai entendu la même chose du côté d’électeurs du Nouveau parti démocratique.
Il rappelle que cette option en est une parmi tant d'autres. Il y a aussi l'idée de lancer : un groupe de réflexion, un organisme éducatif, un lobby ou un groupe qui soutient des candidats aux élections.
Pendant sa campagne, le vice-premier ministre de l’Alberta aurait construit une base de données de 1,5 million d’Albertains qui ont fait une donation, qui se sont inscrits à l’infolettre ou qui ont acheté des produits dérivés. Aucune donnée n’a été recueillie pendant la période de signature de la pétition, soutient Lukaszuk.
Une question qui divise
Shannon Phillips, une ancienne ministre du Nouveau Parti démocratique (NPD) de l'Alberta, affirme avoir soutenu Canadiens pour toujours pendant la campagne référendaire.
Elle croit que la question évoquant la création d’un nouveau parti politique est un peu problématique. Je n’avais pas le sentiment que mes données seraient utilisées pour former un parti politique, dit-elle.
Elle croit qu'avec la quantité de données que Canadiens pour toujours a ramassé, le mouvement pourrait nuire au NPD dans l’éventualité au Thomas Lukaszuk tenterait un retour en politique.
Selon elle, cela va diviser le vote progressiste et anti-conservateur, puisqu’elle ne s’attend pas à ce que les électeurs du Parti conservateur uni changent de camps.
L’ancienne ministre évoque aussi quand on a plus de deux partis politiques, cela désavantage les partis progressistes [...], comme dans le temps où les libéraux et le NPD se séparaient les voix.
À cette critique, le leader de Canadiens pour toujours rétorque que ce n’est pas ma vision [...] Je pense que la démocratie est plus saine lorsqu’il y a plusieurs partis politiques. Il invite les gens qui sont contre l’option à en choisir une autre.
De son côté, Louis Grenier, un bénévole de Canadiens pour toujours qui a aidé à la distribution des affichettes, se rappelle avoir été attiré par l’attitude non partisane du groupe.
Il y a beaucoup de choses que Canadiens pour toujours pourrait faire pour montrer la chance qu’on a de faire parti d’un pays aussi fabuleux que le Canada, explique-t-il.
Il indique aussi qu’il pourrait continuer de s’impliquer dans l’organisme dans l’éventualité où il prendrait un virage éducatif. Cependant, il cessera de participer si ça devient un parti politique.
Thomas Lukaszuk a indiqué qu’il pourrait rendre les réponses au questionnaire disponible dès lundi.
Un retour en politique possible
Quand il lui a été demandé s'il souhaitait effectuer un retour en politique, le leader de Canadiens pour toujours a déclaré probablement pas, mais qu’il ne fermerait jamais définitivement la porte.
Jeudi dernier, le chef du Parti progressiste tory de l’Alberta, Peter Guthrie, a déclaré qu’il serait prêt à accueillir Thomas Lukaszuk dans son parti. Ce dernier s'est dit flatté par le commentaire.


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