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FIGAROVOX/TRIBUNE - À l’initiative du groupe socialiste, le Sénat vient d’ouvrir une commission d’enquête qui vise à faire la lumière sur les investissements de structures privées dans le champ politique, culturel ou éducatif. Mais derrière cette initiative se cache une volonté de s’attaquer à des donateurs supposément infréquentables, dénonce l’essayiste Olivier Babeau.
Passer la publicitéOlivier Babeau est essayiste, président fondateur de l’Institut Sapiens et professeur à l’université de Bordeaux.
Une commission d’enquête du Sénat s’ouvrira le 3 février à l’initiative sur groupe socialiste et écologiste sur les mécanismes de financements des politiques publiques par des fonds privés. À première vue, l’intention paraît louable : veiller à la transparence, prévenir les conflits d’intérêts, garantir l’intégrité de la vie démocratique. Cette initiative a pourtant de quoi inquiéter, car elle traduit un deux poids deux mesures de plus en plus assumé. Alors qu’on traque certains donateurs privés en fonction de leur « couleur » supposée, on ferme en même temps soigneusement les yeux sur l’usage orientés souvent aberrant de l’argent public.
Ce qui est aujourd’hui visé n’est pas tant le principe du financement que l’identité des financeurs. Derrière les mots, les cibles sont connues : des initiatives comme le Fonds du bien commun, ou plus largement des projets entrepreneuriaux…


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