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En octobre dernier, un objet en feu tombe du ciel quelque part dans le désert de l'ouest de l'Australie. Il s'agissait d'un reste issu d'une fusée chinoise qui n'a, heureusement, pas fait de dégâts.
En revanche, avec la multiplication des lancements ces dernières années, les prévisions qui prévoient des hausses exponentielles dans les années à venir et la présence d'acteurs gouvernementaux et privés de plus en plus nombreux, ce type de problème risque de devenir encore plus fréquent prochainement, ce qui incite à prendre des mesures pour se protéger.
Suivre une onde de choc
Dans une étude parue dans la revue Science, des scientifiques britannique et américain proposent une méthode basée sur les sismomètres. Selon eux, un débris errant qui rentre dans l'atmosphère provoquerait une onde de choc qui pourrait être détectable en utilisant des capteurs sismiques au sol.
Vue d'artiste d'une ré-entrée atmosphérique au-dessus de la Californie. © Sophia Economon et Benjamin Fernando
Le premier avantage de cette méthode est qu'elle se base sur des données publiques : celles des détecteurs de tremblement de terre qui surveillent les perturbations partout dans le monde en permanence.
Ainsi, ils ont essayé de voir si la rentrée atmosphérique du vaisseau Shenzhou-15, en avril 2024, avait été détectée. La réponse est oui : le vaisseau a bien provoqué une onde de choc qui a pu être captée depuis le Nevada et la Californie. Mais surtout, grâce à ces données, les chercheurs ont pu estimer l'altitude du vaisseau, sa vitesse, ainsi que le point d'impact attendu. Ils ont aussi pu déterminer que le vaisseau s'était disloqué en plusieurs morceaux lors de sa chute, le tout très rapidement.
Encore des incertitudes
Une véritable prouesse car si la dislocation avait pu être confirmée par des observations directes de témoin, le point de chute n'était absolument pas connu. Les prévisions le plaçaient quelque part au nord de l'océan Atlantique, alors qu'il a fini par brûler dans l'atmosphère au-dessus de la Californie, à 8 600 kilomètres de son point de chute prévu.
Certaines entreprises, comme ici ClearSpace, espèrent nettoyer l'espace de ces débris. © ESA
À l'époque, cette rentrée atmosphérique non contrôlée avait soulevé de nombreuses critiques et la Chine avait entrepris des efforts dans ce domaine pour éviter que cela ne se reproduise.
Les auteurs de l'étude ont l'espoir que leur méthode puisse aider à la détection plus rapide de ce type d'accident, surtout pour estimer le point de chute et pouvoir prévenir les populations en cas de besoin. Avant qu'un drame ne se produise.


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