Lorsqu’on regarde Cuno Amiet (1868-1961), on voit d’abord les couleurs qui habitent l’ensemble de son œuvre. Si toutes sont convoquées à une sorte de fête continue dans les innombrables tableaux du Soleurois – ils sont plus de 3000 –, l’une d’entre elles revient avec une constance étonnante: le jaune. Ainsi La Colline jaune (1903), chef-d’œuvre du Musée de Soleure, exposé en ce moment au Kunstmuseum de Bâle dans le cadre de la présentation de la collection de Gertrude Duby-Müller (Van Gogh, Hodler et un cabriolet jusqu'au 7 février), qui fut une amie du peintre.
Il y a aussi cette Prairie de dents-de-lion, taches jaunes sur fond vert, presque abstraite, peinte vers 1905, qui dialoguait avec des tableaux de Hodler dans une récente exposition du Musée de Pully (Hodler – Un modèle pour l’art suisse, 2025). Ou encore Les Jeunes Filles jaunes (1931), dont la première version peinte en 1905 a disparu, avec 50 toiles majeures du maître, brûlées dans l’incendie du Palais de verre de Munich en 1931, où il l'avait exposée.


3 day_ago
39






















.jpg)






French (CA)