Si la perspective de la rentrée des classes n’enthousiasme pas nombre d’enfants, certains se montrent totalement réfractaires à l’idée de retourner sur les bancs de l’école. Comment agir en tant que parents ?

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 07:00 | mis à jour aujourd'hui à 07:06 - Temps de lecture :

  • À quelques jours de la rentrée, vous sentez une forme d’angoisse gagner votre enfant ? « Voilà qui reste relativement courant, notamment parmi les plus petits, en maternelle », prend soin de rappeler la psychologue Valérie P.Photo Adobe Stock

    À quelques jours de la rentrée, vous sentez une forme d’angoisse gagner votre enfant ? « Voilà qui reste relativement courant, notamment parmi les plus petits, en maternelle », prend soin de rappeler la psychologue Valérie P.

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  •  les jeunes enfants n’ont pas encore pris conscience que ces séparations n’étaient que temporaires.Photo Adobe Stock

    Et ce, en référence à ce que les spécialistes appellent « l’angoisse de séparation », particulièrement présente entre les âges de 6 mois et 3 ans. Il s’agit d’une anxiété ressentie en l’absence des parents, pour une raison simple : les jeunes enfants n’ont pas encore pris conscience que ces séparations n’étaient que temporaires.

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  •  de leur expliquer qu’ils vont retrouver leurs amis et qu’ils vont apprendre des choses et qu’ils passeront aussi de bons moments à l’école ». Comme ce fut le cas en vacances.Photo Adobe Stock

    Ainsi, « certains enfants préfèrent-ils tout simplement rester avec maman ou papa à la maison. Après de bonnes vacances, ils ne souhaitent pas être séparés, ne s’imaginent pas sans leurs parents. Il convient donc de les rassurer : de leur expliquer qu’ils vont retrouver leurs amis et qu’ils vont apprendre des choses et qu’ils passeront aussi de bons moments à l’école ». Comme ce fut le cas en vacances.

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À quelques jours de la rentrée, vous sentez une forme d’angoisse gagner votre enfant ? « Voilà qui reste relativement courant, notamment parmi les plus petits, en maternelle », prend soin de rappeler la psychologue Valérie P.

Et ce, en référence à ce que les spécialistes appellent « l’angoisse de séparation », particulièrement présente entre les âges de 6 mois et 3 ans. Il s’agit d’une anxiété ressentie en l’absence des parents, pour une raison simple : les jeunes enfants n’ont pas encore pris conscience que ces séparations n’étaient que temporaires.

Rassurer…

Ainsi, « certains enfants préfèrent-ils tout simplement rester avec maman ou papa à la maison. Après de bonnes vacances, ils ne souhaitent pas être séparés, ne s’imaginent pas sans leurs parents. Il convient donc de les rassurer : de leur expliquer qu’ils vont retrouver leurs amis et qu’ils vont apprendre des choses et qu’ils passeront aussi de bons moments à l’école ». Comme ce fut le cas en vacances.

L’avis du corps enseignant

Les difficultés peuvent se poursuivre les premiers jours qui suivent la rentrée. « Le cas échéant, n’hésitez pas à vous rapprocher du corps enseignant, pour savoir comment se déroule la journée », enchaîne la psychologue. Si le retour est positif et que votre petit affiche globalement une mine réjouie, pas lieu de s’inquiéter outre mesure.

Une cause liée à l’école ?

Dans le cas contraire, « cela peut signifier que cette angoisse est vraiment liée au fait d’être à l’école », poursuit Valérie P. Laquelle mentionne diverses problématiques :

– De harcèlement : « dans pareil cas, la première chose à faire est d’en parler à l’école », rappelle-t-elle. Et de ne surtout pas tenter de gérer le problème soi-même avec le ou les auteurs des faits ;

– Une remarque d’un enseignant que l’enfant peine à digérer ou n’a pas compris. « Là encore, se rapprocher de l’école… sans occulter le fait que la remontrance en question peut être tout à fait justifiée » ;

– Des apprentissages difficiles : « valorisez-le, rappelez-lui qu’il a des compétences et qu’au sein de l’établissement scolaire, des personnes sont là pour l’aider. Et que dans tous les cas, il est normal de ne pas tout savoir ».

Pas un choix

Quelle que soit la motivation du refus, « il est inutile de le disputer », résume la psychologue. « Il convient de rester positif, de reconnaître ses difficultés, de se montrer compréhensif et d’accompagner. Tout en ajoutant un brin de fermeté car le fait d’aller à l’école ne constitue pas pour lui, un choix mais bien une obligation ». Et si le problème persiste dix voire quinze jours après la rentrée, sollicitez l’avis d’un ou d’une psychologue. L’enfant trouvera ainsi un espace de parole.

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