C’est la rentrée des classes, avec ses découvertes, ses règles et parfois… ses punitions. Et comme le dit une publication du Journal of Experimental Child Psychology, à la sévérité des sanctions les enfants leur préfèrent l’équité. Il en va de leur bien-être psychologique. Dès leur plus jeune âge, ils n’aiment pas le deux-poids, deux mesures.

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  • L’application cohérente des règles est plus importante que la sévérité de la punition elle-même, et les enfants s’attendent à ce que les adultes traitent chaque membre de leur groupe de manière impartiale et équitable, selon des chercheurs de l’Université SWPS (Varsovie, Pologne) et de celle du Michigan (Etats-Unis). Ils constatent dans leur étude qu’une punition juste procure aux enfants un soulagement émotionnel.Photo Adobe Stock

    L’application cohérente des règles est plus importante que la sévérité de la punition elle-même, et les enfants s’attendent à ce que les adultes traitent chaque membre de leur groupe de manière impartiale et équitable, selon des chercheurs de l’Université SWPS (Varsovie, Pologne) et de celle du Michigan (Etats-Unis). Ils constatent dans leur étude qu’une punition juste procure aux enfants un soulagement émotionnel.

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  •  ils attendent non seulement que les transgressions soient sanctionnées, mais comprennent également que la punition doit être proportionnée à la gravité de la faute.Photo Adobe Stock

    Les enfants sont des observateurs attentifs, et leur sensibilité aux injustices sociales se manifeste dès le plus jeune âge. A l’âge préscolaire, ils sont capables de reconnaître les situations dans lesquelles les règles sont enfreintes et s’attendent à ce que les comportements antisociaux soient sanctionnés, analysent les spécialistes. En grandissant, leur conception de l’équité devient de plus en plus nuancée : ils attendent non seulement que les transgressions soient sanctionnées, mais comprennent également que la punition doit être proportionnée à la gravité de la faute.

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  • Dans une étude publiée dans le Journal of Experimental Child Psychology , les chercheurs se sont intéressés au sens de l’équité chez les enfants et à leurs réactions face aux transgressions des règles chez 122 enfants âgés de 6 à 9 ans, originaires de Pologne et des États-Unis.Photo Adobe Stock

    Dans une étude publiée dans le Journal of Experimental Child Psychology , les chercheurs se sont intéressés au sens de l’équité chez les enfants et à leurs réactions face aux transgressions des règles chez 122 enfants âgés de 6 à 9 ans, originaires de Pologne et des États-Unis.

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L’application cohérente des règles est plus importante que la sévérité de la punition elle-même, et les enfants s’attendent à ce que les adultes traitent chaque membre de leur groupe de manière impartiale et équitable, selon des chercheurs de l’Université SWPS (Varsovie, Pologne) et de celle du Michigan (Etats-Unis). Ils constatent dans leur étude qu’une punition juste procure aux enfants un soulagement émotionnel.

Les enfants sont des observateurs attentifs, et leur sensibilité aux injustices sociales se manifeste dès le plus jeune âge. A l’âge préscolaire, ils sont capables de reconnaître les situations dans lesquelles les règles sont enfreintes et s’attendent à ce que les comportements antisociaux soient sanctionnés, analysent les spécialistes. En grandissant, leur conception de l’équité devient de plus en plus nuancée : ils attendent non seulement que les transgressions soient sanctionnées, mais comprennent également que la punition doit être proportionnée à la gravité de la faute.

Impartialité et égalité de traitement

Dans une étude publiée dans le Journal of Experimental Child Psychology , les chercheurs se sont intéressés au sens de l’équité chez les enfants et à leurs réactions face aux transgressions des règles chez 122 enfants âgés de 6 à 9 ans, originaires de Pologne et des États-Unis.

Les enfants ont visionné des histoires illustrées dans lesquelles des personnages enfreignaient certaines règles (utiliser un smartphone à l’école…). Après chaque histoire, ils devaient déterminer si le personnage devait être puni et si la sanction était équitable.

Là intervient l’ « effet de primauté » : la décision prise par un adulte à l’égard du premier enfant ayant enfreint une règle établit une norme pour les situations suivantes. À l’inverse, si le premier échappe à toute conséquence, les enfants s’attendent à ce que le second bénéficie de la même indulgence. Les enfants se réfèrent à ce que l’on appelle des « méta-normes », c’est-à-dire des principes selon lesquels les règles doivent être appliquées de manière impartiale et équitable à tous.

Plus que la punition ou son absence, les enfants sont sensibles à l’égalité de traitement

Les chercheurs ont également examiné ce qui se passe lorsque les deux personnages d’une histoire subissent une conséquence (punition ou indulgence). Lorsque les conséquences étaient différentes, 93 % des enfants réclamaient un traitement égal. Ces résultats montrent qu’ils se concentrent non pas sur la punition ou son absence, mais sur l’égalité de traitement. Sinon, cela « remet en cause leur sens de la justice », explique Katarzyna Myślińska-Szarek, psycho-sociologue (Université SWPS à Sopot), première auteure de l’étude.

La punition comme un « reset » émotionnel 

L’expérience a également apporté des observations sur la psychologie des émotions, notamment sur la manière dont les enfants perçoivent les conséquences d’une transgression. Une punition équitable ne suscite pas uniquement des émotions négatives : même si elle peut être désagréable, elle procure à l’enfant sanctionné un sentiment de soulagement. Faire face aux conséquences permet de mettre fin à une situation difficile et de se libérer du poids de la culpabilité.

À l’inverse, échapper à une punition fait progressivement place à la culpabilité et à la tristesse après la joie initiale d’avoir évité les conséquences, en particulier lorsque l’enfant apprend qu’un autre camarade a été puni pour la même faute.

Les résultats obtenus auprès des enfants polonais et américains étaient similaires, ce qui confirme que la sensibilité aux « deux poids, deux mesures » est universelle et indépendante du contexte culturel.

Quelles implications pour les parents et les enseignants ?

Pour établir leur autorité et gagner la confiance des enfants, les adultes doivent faire preuve d’une grande constance, car les premières décisions prises après une transgression établissent une norme que les enfants s’attendent ensuite à voir appliquer de manière cohérente. Les enfants évaluent la clarté et la stabilité des règles non pas en fonction de la sévérité des sanctions, mais de la manière dont les adultes les appliquent : de façon impartiale et prévisible.

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