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La Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique (FPFCB) a organisé, vendredi et samedi, à Richmond, une conférence pour les professionnels francophones de la petite enfance de la province. Pour sa première édition, elle a fait salle comble avec 140 participants.
En Colombie-Britannique, il y a environ 300 éducateurs et éducatrices francophones, explique la directrice générale intérimaire de la FPFCB, Joannie Dubuc.
Or, beaucoup d'entre eux n’ont que peu de collègues, voire pas du tout. C’est pourquoi le thème de la conférence était tisser des liens, ouvrir des perspectives.
La coordonnatrice des formations et soutien pédagogique pour le Phare CB et le CCRF francophone de la FPFCB, Jocelyne Ky, assure : Il y avait vraiment un besoin de la part des professionnels de se retrouver, d'échanger, d'apprendre des uns des autres. Donc il y a des formations, mais il y a aussi tout le volet où les gens apportent leur histoire, leur expérience.
Sophie Timmermans, fondatrice des programmes Francofolies à Invermere, a trouvé l'atelier sur la relation identitaire très dynamique et assez motivant. Dans son milieu, beaucoup de parents sont anglophones, mais croient en un Canada bilingue.
Alors qu'elle a parfois l’impression que les enfants passent souvent vite à l’anglais, elle explique que des parents assurent que leurs enfants absorbent tout de même le français à sa garderie.
J'entends le retour de la maison où j'ai la maman, ou le papa, qui me dit "mais il m'a dit ça, il a fait ça, il chante en français." [...] En fait, je pense qu'ils écoutent beaucoup, ils enregistrent beaucoup de choses. [...] C'est un beau retour des familles qui m'encourage à continuer ce que je fais.
L’isolement est un réel enjeu pour certains professionnels de la petite enfance. Ma garderie, c'est tout moi, je suis toute seule. C'est moi qui ai créé le programme, c'est moi qui fais beaucoup de choses et c'était chouette pour moi de venir ici pour partager mes idées et aussi expliquer mes [défis], raconte-t-elle.

La directrice générale du CPE les Petits Nanooks, à Iqaluit, Prisca Lonzy est venue du Nunavut pour réseauter lors de la conférence Horizon 2026.
Photo : Radio-Canada / Rosanna Tiranti
Certains, comme Prisca Lonzy, sont venus de loin pour participer à cette première conférence. La directrice générale du CPE les Petits Nanooks, à Iqaluit, explique qu'il est difficile d'avoir l'accessibilité sur beaucoup de choses, entre autres comme les ressources, et puis connaître aussi des organismes ou bien avoir tissé des partenariats.
À Richmond, elle dit avoir rencontré de très belles personnes venant de diverses communautés avec des belles expériences et [...] des belles ressources, ce qui pourrait conduire à de futures collaborations.
L'une des difficultés au Nunavut, ajoute-t-elle, est d'avoir les personnels qualifiés, c'est-à-dire diplômés en petite enfance pour œuvrer dans ce milieu-là qui est isolé, et ensuite de les retenir.
En Colombie-Britannique, Joannie Dubuc note le manque de places de garderies en français dans la province et un nombre trop minime d'éducateurs vraiment formés et qui sont prêts à travailler dans les garderies. Elle se réjouit que des gens venus de partout dans la province se soient déplacés à Richmond pour discuter de leurs bonnes pratiques et défis.
Il y a eu des thèmes sur l'inclusion, la diversité [mais aussi] un module de formation spécifiquement pour les directions de garderie, pour travailler au niveau des relations harmonieuses entre collègues.
Cette conférence a été l’occasion de dire merci aux professionnels pour leur travail, explique-t-elle. C'est significatif ce qu'ils font au quotidien, c'est essentiel pour la minorité francophone en Colombie-Britannique.
De son côté, Sophie Timmermans dit sortir réconfortée de cette conférence. Elle a pu parler de problèmes communs avec celles et ceux qui travaillent aussi en milieu rural. Après, j'entends aussi des plus grosses garderies qui ont d'autres problèmes [et] je me dis que je suis assez contente de ne pas devoir [gérer] ça.
Avec les informations de Rosanna Tiranti


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