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Les transformateurs de homard au Nouveau-Brunswick remettent en question l’optimisme de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) quant aux conditions du marché.
L’UPM espère un prix qui varierait de 9 à 10 $ la livre pour les pêcheurs du nord-est de la province au printemps. Ses représentants jugent que les stocks sont faibles aux États-Unis, que la demande est forte, que le taux de change est favorable et qu’il n’y a aucune menace de nouveaux droits de douane cette fois-ci.

Nathanaël Richard, directeur général de l'Association des transformateurs de homard. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Toutefois, le directeur général de l'Association des transformateurs de homard, Nathanaël Richard, ne partage pas cet enthousiasme.
Leur analyse m’a semblé un peu romantique, j’allais dire un peu irréaliste, certainement décalée par rapport à la réalité, la conjoncture économique et géopolitique que l’on vit dans le moment, a affirmé Nathanaël Richard en entrevue vendredi à l’émission La matinale d’ICI Acadie.
Les conditions du marché sont plutôt incertaines, le taux de change fluctue rapidement et les acheteurs sont prudents. Oui, la demande est là, mais la demande va être conditionnée par le prix. Et ça, on l’a entendu clairement à Boston, indique M. Richard.
Le grand salon des fruits de mer Seafood Expo North America a eu lieu à Boston en mars.
Écoutez, on est au milieu d’une guerre au Moyen-Orient. Est-ce que ça va durer? Personne ne le sait.
Le prix des carburants et le taux d’inflation aux États-Unis comme ailleurs incitent à la prudence, selon M. Richard.
Les pêcheurs font valoir la difficulté posée par une hausse du prix du diesel, et c’est évidemment le cas, mais [...] du côté de la transformation, tout le monde est aux prises avec la même dynamique. Tous nos coûts d’exploitation sont à la hausse de façon importante, a expliqué M. Richard.
Les chaînes de restauration aux États-Unis, habituellement de gros acheteurs de homard, ressentent toujours les effets des droits de douane imposés jusqu’à présent, ajoute-t-il.
Ce n’est pas un coût direct pour nous, mais ç’a certainement affecté les coûts d’exploitation de nos gros clients. Donc, on verra. Il y a de l’incertitude qui persiste sur ce front-là.
L'UPM a fait savoir qu'elle ne formulera pas d'autres commentaires sur le sujet pour le moment.


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