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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 27/08/2026 à 17h55, mis à jour le 27/08/2026 à 18h01
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«Je vous mets en alerte : le budget Lecornu, plus l’inflation alimentaire, si vous n’augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession», a lancé le candidat, ce jeudi.
Passer la publicité Passer la publicitéJean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à «augmenter les salaires» pour éviter à la France de «tomber en récession», en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef. «Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession», a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.
Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central. Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait «un consensus général sur la gravité de la situation» économique du pays. «Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France», a dit la candidate du Rassemblement national. Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.
Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à «présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites». Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du «sang et des larmes», s'est dit «convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur».
Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, «brûler la dette» mettra la France en «interdit bancaire». «Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe», a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son «nouveau contrat patriotique». À droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à «l'État bureaucratique», «vorace», «paperasse», qualifié de «premier problème», et qui «asphyxie les forces vives» selon lui. L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, «les Ecologistes aussi veulent la liberté», car «l'écologie est la condition de la liberté».


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