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Invité de Pascal Praud sur Europe 1, l’animateur s’en est pris à la mesure préconisée par Charles Alloncle dans son rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès six mois de commission d’enquête sur l’audiovisuel public, le rapport, porté par Charles Alloncle, vise une réduction d’environ un milliard d’euros par an des dépenses du secteur public. L’une des mesures marquantes proposées par le rapporteur préconise ainsi la réduction des jeux télévisés via une baisse de trois quarts du budget. «Je suis tout à fait contre», a grondé Philippe Risoli au micro d’Europe 1 mercredi 6 mai. «Pourquoi supprimer des jeux, j’aimerais comprendre le pourquoi de cette motivation ?», s’est-il interrogé.
Dans son rapport, le député assure que neuf jeux sont diffusés chaque jour sur France 2, en comptant les rediffusions. Un nombre contesté par l’ancien animateur du «Juste Prix». «Où est-ce que vous avez vu sept à huit jeux par jour sur le service public ? Prenons France 2 par exemple, il y en deux avant le journal de 13 heures [“Chacun son tour” et “Tout le monde veut prendre sa place”, NDLR] et deux avant celui de 20 heures [“Tout le monde à son mot à dire” et “N’oubliez pas les paroles”]. Ça fait quatre, ça ne me semble pas excessif», a-t-il souligné.
Pascal Praud a alors remis en cause la légitimité des jeux dans la grille, préférant des émissions culturelles mettant en avant le patrimoine, le théâtre, la littérature. Une réflexion qui n’a pas plu à Philippe Risoli, qui a estimé que ces programmes n’ont pas à se retrouver au second plan. «Ça veut dire quoi ? Que les jeux sont une sous-culture ? Ce sont des formats extraordinaires pour la plupart qui traversent les années. J’ai participé récemment à l’émission de Cyril Féraud , “100% logique”, qui cartonne ! Donc vous allez l’enlever ? Au nom de quoi ?», s’est-il insurgé.
Regarder la vidéo Philippe Risoli salue «un coup de pied dans la fourmilière» de l’audiovisuel public
Toutefois, Philippe Risoli a reconnu que des efforts des producteurs sont nécessaires afin que le service public rentre dans ses frais. « Certains producteurs ont tendance à se gaver et à avoir la pédale lourde sur leur facturation. Ce n’est pas normal qu’on fasse 60% de marge, quand on facture un jeu ! Mais celui qui prend ces 60% de marge, il n’est pas rentré dans le bureau avec une mitraillette, il a bien discuté avec un professionnel de la télévision qui représente un diffuseur, qui lui-même a une idée du coût d’un programme de 26 minutes. C’est un problème, mais ce n’est pas en enlevant les jeux qu’on le résoudra», a-t-il conclu.


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